Au lendemain de l’annonce du dialogue national inclusif par le Président de la République, Félix Tshisekedi, le Cadre de Concertation des Forces Politiques et Sociales est vent debout contre le format calqué pour ces assises. Cette position a été rendue publique ce vendredi 28 août, après une fine analyse de la situation générale du pays.
Dans une déclaration politique, ce regroupement membre du mouvement « Sauvons la RDC » qualifie ce dialogue d’un congrès de l’Union sacrée, plateforme politique du Président en exercice.
« Cette démarche illustre une fois de plus son manque de volonté manifeste d’apporter des réponses adéquates aux crises politique, sécuritaire, sanitaire et sociale que traverse notre pays depuis les élections chaotiques du 20 décembre 2023 », peut-on lire dans cette déclaration co-signée par Michel Mwika et Seth Kikuni, présidents du PNEC et de PISTE.
Pour étayer son argumentaire, le Cadre de Concertation relève que le dialogue sous le format annoncé par son initiateur est loin d’être inclusif, neutre et crédible.
« Ce simulacre de dialogue constitue un instrument politique destiné à conduire la nation vers un référendum et un véritable coup d’État constitutionnel, avec pour objectif ultime d’instaurer une présidence à vie de Félix Tshisekedi », ont alerté les deux acteurs politiques.
Pour le cadre de concertation, le dialogue sous son format actuel est à la fois une fuite en avant et un affront envers les congolais, les partenaires de la RDC et les efforts de paix engagés par le tandem CENCO-ECC.
« En persistant dans cette voie, Félix Tshisekedi tourne délibérément le dos à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale », ont-ils ajouté.
En outre, Mwika et Kikuni ont accusé le président en exercice de vouloir s’éterniser au pouvoir au-delà de ses deux quinquennats garantis par la constitution.
« Face à cette accumulation d’échecs et à l’incapacité persistante du pouvoir à répondre aux préoccupations fondamentales du peuple congolais, le Cadre de Concertation constate que Monsieur Félix Tshisekedi a renoncé à gouverner pour le peuple et ne poursuit désormais qu’un seul objectif : s’éterniser au pouvoir, au mépris de la Constitution et de la volonté du souverain primaire », ont-ils fustigé.
À cet égard, le Cadre de Concertation a appelé l’opposition à fédérer les forces et à prendre des actions « fermes » afin de « faire échec au projet de Félix Tshisekedi de confisquer le pouvoir ».
Ces actions visent à défendre la constitution et d’imposer l’alternance au sommet de l’État en 2028.


















































