À partir du 1er janvier 2027, les ressortissants africains seront exemptés du visa d’entrée en République du Congo. C’est l’annonce faite par le président Denis Sassou N’Guesso, à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Afrique organisée en marge des Assemblées annuelles de Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville.
Dans son allocution, le président congolais a inscrit cette décision dans le cadre de l’intégration africaine et de la libre circulation des personnes sur le continent que prône la zone de Libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Il a également plaidé pour l’adoption d’un passeport africain unique pour accélérer la prospérité du continent africain.
«L’émancipation des peuples africains, l’accélération de la libre circulation des personnes et des biens sur le continent, l’intégration des États avec, à terme, l’usage d’un passeport africain unique, la matérialisation une fois de plus de mon engagement en vue d’une Afrique unie, souveraine et prospère. Je saisis cette occasion solennelle pour annoncer ce jour qu’à partir du 1er janvier 2027, l’entrée en République du Congo ne sera plus jamais soumise aux visas pour tous les peuples africains », a déclaré le président Sassou.
Engagée dans l’accélération de sa marche vers le développement, le Chef de l’Etat a réaffirmé la determination de la République du Congo, à contribuer à l’édification d’une Afrique résolument engagée et déterminée sur la voie de l’unité et de la prospérité.
D’aucuns estiment la suppression du visa pour l’ensemble des ressortissants africains stimulera les échanges commerciaux et les investissements entre le Congo et les autres pays africains. En 2025, l’Afrique représentait 9,28 % des importations congolaises et 5,27 % des exportations du pays.
La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) est la plus grande zone de libre-échange au monde. Elle a commencé ses activités le 1er janvier 2021, créant un marché de 1,2 milliard de personnes et devenant le huitième bloc économique mondial avec un PIB combiné de 3 billions de dollars, qui devrait plus que doubler d’ici 2050.
À ce titre, elle constitue une étape majeure dans le processus d’intégration et de développement de l’Afrique en servant de catalyseur pour favoriser l’émergence de nouvelles pratiques entrepreneuriales et de nouvelles manières de produire, de travailler et de commercer, aussi bien à l’intérieur du continent africain qu’avec le reste du monde.
L’organisation vise à :
- Créer un marché africain unique des biens et des services : la plupart des barrières commerciales seront éliminées et des politiques communes seront mises en place pour faciliter la circulation des biens, mais aussi des capitaux, des personnes, des entreprises et des services
- Faciliter le commerce pour les entreprises, en particulier les petites entreprises
- Éliminer les obstacles non-tarifaires, c’est-à-dire les mesures qui entravent les échanges commerciaux entre pays d’Afrique, comme les retards liés aux formalités douanières
- Développer une expertise africaine dans le domaine des droits de propriété intellectuelle, de l’investissement, de la concurrence et du e-commerce
- Baisser les taxes et tarifs entre pays membres
- Contribuer à l’élaboration de politiques qui facilitent les échanges commerciaux et autres services associés, tels que la construction de routes et l’amélioration de l’accès aux ports.

















































