Le vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito va défendre au cours de ce mois de mai, devant l’Assemblée nationale, la loi des finances rectificative à hauteur de 16 milliards de dollars américains en ressources propres traduisant une progression des capacités de mobilisation interne.
« Le collectif budgétaire que je vais défendre au Parlement d’ici fin mai s’élèvera à 16 milliards USD. Il s’agit d’une évolution significative : le Président de la République avait trouvé un budget de 3,5 milliards de dollars en ressources propres. Celui-ci est passé à environ 10 milliards à la fin du précédent quinquennat, et nous visons aujourd’hui 16 milliards », a expliqué le VPM lors du segment politique de haut niveau consacré au financement de l’éducation, récemment organisé à Kinshasa.
Cette question a également fait l’objet d’une séance de travail conduite par le chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour la République démocratique du Congo, Calixte Ahokpossi, ce vendredi 1er mai, avec le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito accompagné du vice-ministre Élysée Bokomwana, en vue de la troisième revue du programme économique et financier appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Lors de cette rencontre, les représentants de l’institution du système de Breton Woods et du gouvernement congolais ont passé au peigne fin l’état d’exécution du budget, les récents développements macroéconomiques ainsi que les perspectives pour le reste de l’année.
« Nous sommes ici dans le cadre de la mission de la troisième revue du programme économique et financier de la RDC soutenu par la Facilité élargie de crédit du FMI. Nous avons échangé avec le VPM en charge du Budget sur l’exécution du budget à date, les récents développements et les perspectives », a-déclaré le chef de la mission à l’issue de cette réunion.
Revenant sur le projet de collectif budgétaire en cours d’élaboration, le FMI a évalué la nécessité d’éventuels ajustements afin de mieux prendre en compte les évolutions récentes, tant du côté des recettes que des dépenses publiques.
Dans la foulée, le chef de délégation du FMI a annoncé la poursuite des travaux jusqu’au milieu de la semaine prochaine.
« La mission continue et prendra fin mercredi prochain. Nous allons poursuivre les discussions techniques et, en fin de mission, faire le point sur les conclusions et les questions en suspens avec les autorités », a-t-il ajouté.

Calixte Ahokpossi a salué la collaboration avec les autorités congolaises.
« Notre collaboration avec le ministère du Budget a été très enthousiaste et fructueuse comme d’habitude. Nous allons continuer le travail au cours du deuxième semestre », a-t-il conclu.
Le collectif budgétaire ou la loi de finances rectificative est la seule loi permettant de modifier en cours d’année, de manière significative, les dispositions de la loi de finances initiale concernant notamment le plafonds des dépenses du budget de l’État et les données générales de l’équilibre budgétaire.
À ce titre, le collectif budgétaire permet de traduire une nouvelle orientation de la politique économique et budgétaire et s’adapter à la conjoncture économique.
Le collectif budgétaire soumet à la ratification du Parlement les ouvertures de crédits opérées par décret d’avance (qui permettent de dépasser le montant des crédits limitatifs par programme prévu par la Loi des finances, sans toutefois dénaturer l’équilibre budgétaire).

















































