Le vice-président du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), Corneille Nangaa n’a pas manqué de coche pour critiquer la position adoptée par la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) sur la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo.
Réunis à Rome, en Italie, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Matata Ponyo, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund ont condamné la prise d’armes de l’ancien président Joseph Kabila, pour reconquérir le pouvoir.
Ces caciques de l’opposition ont par ailleurs réaffirmé leur refus de toute modification de la Constitution visant à maintenir le pouvoir en place au-delà de 2028.
Ancien dirigeant du mouvement politico-militaire AFC-M23 pendant près de deux ans, Corneille Nangaa a réagi sur le réseau social X. Selon lui, la plateforme s’est détournée de sa vocation initiale, celle de défendre la Constitution de 2006.
Le chef rebelle estime que la C64 est passée de la défense de la Constitution à la demande du dialogue inclusif, puis médiation entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur.
« À l’origine, la C64 portait une mission d’une limpidité presque austère, inscrite dans l’article même dont il tire son nom :Défendre la Constitution. Cette Constitution pour laquelle des Congolais sont tombés… Puis, insensiblement, les mots se sont déplacés. La défense de la Constitution est devenue dialogue inclusif; le dialogue, médiation », a-t-il nargué.
Pour Nangaa, la C64 est passée du rôle de défenseur à celui de solliciteur, avant de devenir arbitre.
« À force de chercher le juste milieu, on risque de perdre jusqu’au sens du juste », a-t-il pesté.
Corneille Nangaa a également accusé les membres de la coalition de s’improviser en arbitre dans la crise et ce, sans qualité.
« À nos amis de la Coalition Article 64, nous posons donc cette question avec la déférence qui vous est due et la franchise qu’exige la vérité : au nom de qui prétendez-vous arbitrer ? Et entre qui et qui ? », a-t-il asséné.
Lors son conclave à Rome, la coalition C64 a exprimé sa volonté de rencontrer séparément le Président Félix Tshisekedi, accusé de vouloir changer la constitution pour s’éterniser au pouvoir et son prédécesseur, Joseph Kabila, qui a pris les armes dénonçant ce qu’il qualifie de « tyrannie ».
Pour l’opposition politique, cette démarche vise à aboutir à une résolution pacifique de la crise actuelle.















































