À Moscou, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a plaidé ce jeudi 29 octobre, pour un partenariat Russie-Afrique mesuré à ses résultats concrets sur la vie des populations.
Dans son intervention en marge du troisième sommet Russie-Afrique, le Chef de l’État a mis en avant des projets économiquement viables, qui favorisent le transfert de technologies, la formation et la participation des entreprises congolaises.
La coopération envisagée avec le pays de Vladimir Poutine s’articule autour de quatre secteurs. Il s’agit de:
- l’énergie, en valorisant le potentiel hydroélectrique du pays et en explorant le nucléaire civil ;
- les infrastructures reliant les territoires ;
- la transformation locale des minerais ;
- la sécurité alimentaire, par l’agriculture et l’accès aux engrais.
Pour éviter les promesses sans lendemain, Félix Tshisekedi a proposé que les ministres retiennent, pour chaque pays, un nombre limité de projets prioritaires, chacun assorti de financements identifiés, de calendriers réalistes et d’un suivi régulier. Un premier bilan sera présenté lors de la prochaine conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique.
« C’est à leurs effets sur la vie quotidienne de nos populations que se mesurera la réussite de notre partenariat », a-t-il déclaré.
« Diversifier nos partenariats n’est pas choisir un camp »
Le président congolais a également défendu le choix des partenaires de la RDC, mettant en avant « une pleine indépendance de jugement».
« Nos peuples attendent de ce partenariat qu’il contribue à leur sécurité, à la création d’emplois et à une meilleure prise en compte de leurs aspirations dans les décisions internationales. La République démocratique du Congo aborde ces échanges avec ouverture et en pleine indépendance de jugement. Pour nous, diversifier nos partenariats n’est pas choisir un camp, c’est renforcer notre liberté de décision au service de nos populations », a-t-il déclaré.
Kinshasa souhaite poursuivre sur ce sujet un dialogue avec Moscou qui produise des avancées concrètes.
La RDC se dit prête à approfondir sa coopération avec la Russie « dans le respect mutuel, la réciprocité et l’exigence de résultats », sur lesquels, selon lui, se bâtira la confiance.















































