Le Président Félix Tshisekedi a nommé Kahasha Birindwa Pacifique au poste de Conseiller spécial en matière du « Couloir vert Kivu‑Kinshasa » (CVKK).
Selon une ordonnance présidentielle lue ce mercredi à la télévision nationale, ce poste, qui a rang de ministre, confie à Kahasha Birindwa la mission d’assister le Chef de l’État dans la conception, la coordination et le suivi de la mise en œuvre des initiatives relatives au développement du Couloir vert Kivu‑Kinshasa.
Il aura notamment pour tâches d’assurer la coordination stratégique et institutionnelle des actions et initiatives visant le développement de la région, en impliquant techniquement les institutions de la République ainsi que les administrations publiques aux niveaux national, provincial et local.
Parmi ses responsabilités figure la supervision de la conception, de la mise en œuvre et de l’évaluation des programmes, projets et politiques destinés à établir « un corridor de transport intégré, durable et sécurisé, reliant les provinces du Kivu à la ville de Kinshasa ».
Le nouveau conseiller est également chargé d’assurer le suivi et l’évaluation des projets et programmes pour le compte du Président, d’analyser leurs impacts sociaux, économiques et environnementaux, et, en coordination avec le ministre sectoriel si nécessaire, de proposer des ajustements pour améliorer leur efficacité et durabilité.
Stabilisation, sécurité et économie verte
L’ordonnance indique que Pacifique Kahasha devra appuyer les structures engagées dans la stabilisation et la sécurisation de l’Est du pays, veillant à ce que les initiatives liées au Couloir vert contribuent au développement économique et à la consolidation de la paix dans les zones concernées.
Qui plus est, le conseiller spécial aura aussi pour mission de promouvoir une économie verte durable fondée sur la valorisation responsable des ressources naturelles et la création d’opportunités économiques au bénéfice des populations locales.
Que sait-on dudit couloir ?
Le Couloir vert, mis en place par décret le 15 janvier 2025, vise à concilier conservation de l’environnement et développement socio-économique.
Pour la RDC, ce projet mondialement unique place la conservation avec les populations au cœur d’un développement sobre en carbone : une aire protégée à vocation communautaire d’environ 540 000 km², dont 285 000 km² de forêts et plus de 100 000 km² de forêts primaires intactes, articulée à des corridors logistiques, énergétiques et agro-industriels. L’ambition est double : protéger 100 000 km² de forêts primaires et créer des emplois et des revenus en substituant des activités légales et durables aux économies de guerre.
Les objectifs assignés comprennent la création de 500 000 emplois, le transfert annuel d’un million de tonnes de denrées de l’Est vers l’Ouest, et la montée en puissance d’infrastructures sobres comme les brigades routières, les solutions d’énergies propres (dont 14 MW hydro supplémentaires et solaire urbain), la conversion de 12 000 foyers à la cuisson électrique, biodiesel (capacité 1,4 million de litres/an).















































