L’évêque Espérance Mbakadi, pasteur principal et surintendant général de l’Église de Mangembo est monté au créneau pour fustiger l’opacité dans la gestion des frais imposés aux églises en 2025 par l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, pour l’obtention de permis de culte.
Du haut de la chaire de son église, ce leader chrétien pentecôtiste a dénoncé le fait qu’en dépit du paiement, aucun document ne leur a été délivré à ce jour.
« Il y a beaucoup de choses chez nous qu’on ne peut pas expliquer. La seule explication, c’est en plus vrai : la sorcellerie. Tenez : tout sacrificateur que nous sommes, on nous a exigé de payer les permis d’exercice du culte, dont les frais étaient d’environ 25 dollars. J’ai payé même pour les anciens, au titre de l’église. Tout prêtre que nous sommes, jusqu’à aujourd’hui, sans trace, le permis, on ne l’a pas reçu. L’explication non plus. J’ai dit des choses publiquement et c’est connu. Nous avons payé l’argent pour plus de 50 personnes y compris les conducteurs de cultes. Pire, c’est auprès du ministère de la Justice », a-t-il déclaré, exigeant le remboursement intégral des sommes collectées.
« Soit on restitue notre argent. Ce n’est pas normal », a-t-il ajouté.
Déterminé à recenser, formaliser et mettre de l’ordre dans le secteur religieux à travers le pays, l’ex-ministre de la Justice, actuellement en détention pour détournement de 19 millions de dollars américains, avait lancé une opération d’identification des lieux de culte en mars 2025.
À l’issue des résolutions des travaux de la commission multisectorielle sur les Cultes et Associations, chargée de l’assainissement, de la régulation et de la structuration du cadre de fonctionnement des associations sans but lucratif, tenus du 5 au 15 juillet 2024, Constant Mutamba avait annoncé que tout fondateur ou ministre des Cultes devait se faire identifier afin d’obtenir un permis d’exercice de culte.
Selon lui, de nombreux lieux de culte en RDC fonctionnent sans statut officiel, d’où la nécessité de garantir la reconnaissance légale de leurs activités religieuses.
Cependant, son successeur, Guillaume Ngefa a lavé de la même année, la suspension temporaire de la délivrance de certains documents administratifs sur l’ensemble du territoire national.
Dans sa décision du 21 octobre 2025, le Garde des Sceaux a expliqué que cette décision faisait suite à une évaluation juridique et à la mise en place de nouveaux mécanismes destinés à garantir la régularité, la transparence et la traçabilité dans le traitement des requêtes.
En évoquant l’absence de base légale, le ministre Ngefa a souligné que la levée de cette obligation vise à renforcer la liberté de religion et la sécurité juridique.




















































Vous avez parfaitement raison non seulement le permis de cultes, il y a aussi l’argent que les églises ont payé pour l’obtention des personnalités juridiques, c’est sans suite jusqu’à ce jour. Même pas des remboursement…