L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), rattaché au Département du Trésor américain a annoncé des sanctions économiques contre l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila Kabange pour son rôle présumé dans le soutien de l’AFC-M23, un mouvement politico-militaire qui contrôle de larges zones de l’est de la RDC, dont les capitales provinciales du Nord et du Sud-Kivu, Goma et Bukavu.
Selon l’OFAC, depuis l’an dernier, l’ancien Chef de l’Etat s’est rendu à Goma et a vécu sous la protection de ce mouvement rebelle qui bénéficie de l’appui militaire, financier et logistique direct de la Force de défense du Rwanda (RDF).
Le Trésor américain avance que, face à la reprise de la rébellion, Joseph Kabila est retourné en RDC afin de déstabiliser le gouvernement congolais. L’OFAC lui reproche notamment d’avoir fourni un soutien financier à l’AFC-M23 visant à influencer la dynamique politique dans l’est du pays.
L‘administration Trump affirme également que Kabila a encouragé des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC) à faire défection pour rejoindre la rébellion dans l’est, dans le but d’accroître son dispositif.
De plus, il aurait tenté de coordonner des attaques depuis l’extérieur de la RDC contre les FARDC dans l’est, sans succès.
Les autorités américaines soutiennent que Kabila aurait travaillé à faire émerger un candidat d’opposition au président en fonction, Félix Tshisekedi, afin de récupérer de l’influence au sein des institutions congolaises.
Sur cette base, l’OFAC précise avoir désigné Joseph Kabila pour avoir matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien financier, matériel ou technologique, ou des biens ou services à la rébellion soutenue par le Rwanda.
À la suite de l’annonce, tous les biens et intérêts dans les biens de Joseph Kabila aux États-Unis, détenus ou contrôlés par des sujets américaine sont bloqués et devront être signalés à l’OFAC. Le dispositif prévoit aussi que les entreprises détenues à 50 % ou plus, directement ou indirectement, par une ou plusieurs personnes bloquées peuvent également faire l’objet d’un blocage.
« Le président Trump ouvre la voie à la paix en République démocratique du Congo, et il a été clair sur le fait que ceux qui continuent à semer l’instabilité seront tenus responsables. Le Trésor continuera d’utiliser toute sa gamme d’outils pour soutenir l’intégrité des accords de Washington », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent.
Washington justifie ces mesures par son engagement à lutter contre l’instabilité dans la partie orientale du Congo et à responsabiliser les acteurs impliqués dans la poursuite des violences.
D’après le Trésor américain, ces sanctions ayant ciblé pour la première un acteur politique du rang de l’ancien Président congolais, s’inscrivent dans le cadre des accords de Washington pour la paix et la prospérité, négociés par les États-Unis et signés le 4 décembre 2025 par la RDC et le Rwanda.
Ces accords promeuvent le renforcement de l’intégration économique régionale, l’élargissement du commerce et de l’investissement, ainsi que davantage de transparence dans les chaînes d’approvisionnement de minéraux critiques.

















































