En marge de sa visite officielle aux Émirats Arabes Unis, le président Félix Tshisekedi a conféré, lundi 02 février à Abu Dhabi, avec son homologue Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane.
La rencontre, qui s’est tenue au palais présidentiel de Qasr Al Watan à Abou Dhabi, ouvre une nouvelle étape dans le rapprochement entre les deux nations, visant à promouvoir des intérêts économiques à travers des investissements dans des secteurs prioritaires.
Au cours de cette visite, les deux Chefs d’État ont assisté à la signature d’un Accord de Partenariat Économique Global (APEG) et de trois mémorandums d’entente (MOU).
Cet accord permettra d’ouvrir le marché émirati à 6 000 produits d’origine congolaise et fournira de nouvelles opportunités aux entrepreneurs congolais grâce à la réduction des droits de douane, à la sécurisation des transactions et à la lutte contre la contrebande. A travers cet engagement, Kinshasa et Abu Dhabi ambitionnent de doubler les flux d’investissement actuels estimés à 5 milliards de dollars américains pour atteindre 10 milliards de dollars à l’horizon 2030.
L’un des mémorandums d’entente signé concerne le projet du port en eaux profondes de Banana, dans la province du Kongo Central, en partenariat avec DP World. Ce port, qui sera situé à Moanda, disposera d’un quai de 600 mètres, d’une zone de stockage de 30 hectares et sera capable de gérer environ 450 000 conteneurs, offrant un accès direct à la mer pour les grands navires.
La coopération entre la RDC et les Émirats s’étend également au secteur minier, où elle repose sur des enjeux stratégiques de traçabilité et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, soutenus par des investissements coordonnés.

Par ailleurs, un Protocole d’accord a été signé pour renforcer la collaboration diplomatique entre l’Académie diplomatique de la RDC et l’Académie diplomatique Anwar Gargash des Émirats. Ce partenariat vise à faciliter le partage de connaissances, la coordination des programmes de formation, de recherche et d’événements diplomatiques.
Selon la partie congolaise, cet accord s’inscrit dans une vision politique claire définie par le chef de l’État consistant à bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel et le partage équitable des bénéfices. Cette démarche vise également à renforcer la position de la RDC dans l’économie mondiale à travers une meilleure production, transformation et négociation.














































