En marge des assemblées annuelles du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale, deux institutions financières du système de Bretton Woods, les ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, du Budget, Aimé Boji et Teddy Lwamba, des Ressources hydrauliques ont participé à une réunion présidée par la Vice-Présidente de la Banque mondiale, à Washington aux États Unis d’Amérique.
Au cours de cette réunion, l’argentier de la RD Congo, Doudou Fwamba a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais de poursuivre les réformes en faveur de la population, ciblant les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’éducation et l’énergie pour réduire la pauvreté.
Dans ce contexte, il a souligné l’importance d’orienter les financements de la Banque mondiale vers des infrastructures routières de qualité afin de faciliter la circulation, encourager la diversification de l’économie.
De son côté, la Banque Mondiale a félicité la République démocratique du Congo pour les progrès techniques réalisés et a insisté sur l’importance du programme économique en cours et de la finalisation d’un cadrage macroéconomique. Elle a également appelé la RD Congo à renforcer ses efforts pour quitter la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI).
C’est dans ce cadre que le ministre des Finances a informé de la présence de délégués du Cellule Nationale des Renseignements Financiers (CENAREF) à Paris et de discussions prévues avec le Département du Trésor Américain.
Au cours d’une réunion avec le Département du Trésor américain, ce samedi 26 octobre, le ministre des Finances a exprimé la volonté du gouvernement de la RD Congo de sortir de la « liste grise » du GAFI. Il a souligné l’engagement du gouvernement Congolais à lutter contre la corruption et le blanchiment de capitaux, dans le but de promouvoir le développement socio-économique du pays.
« À cette fin, toutes les mesures nécessaires sont mises en œuvre pour se conformer aux exigences du GAFI et sortir le pays de cette liste grise dès 2025 », rapporte la cellule de communication du ministère des Finances.
À cet égard, le Secrétaire adjoint au Trésor américain, Scott Rembrandt, chef de la délégation a réaffirmé la volonté des USA de soutenir le gouvernement Congolais, comme cela a été fait avec d’autres pays, notamment la Mongolie.
Ce qu’il faut savoir du GAFI
Le GAFI est un organisme international en charge de l’élaboration des normes en matière de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC-FT-FP). La finance illicite alimente la grande criminalité, notamment le terrorisme, la corruption, la fraude, le trafic de stupéfiants, l’évasion fiscale, la criminalité environnementale et la cybercriminalité (y compris l’exploitation sexuelle des enfants en ligne), ainsi que d’autres formes de criminalité organisée.
Elle érode également l’intégrité du système financier international et entrave la soutenabilité du développement économique et social. Le réseau mondial du GAFI, qui comprend plus de 200 juridictions, est au centre des efforts internationaux visant à prendre des mesures décisives, coordonnées et efficaces contre ces menaces pour la sûreté et la sécurité de nos sociétés.
C’est depuis juin 2022 que la RDC est sous « surveillance renforcée » du GAFI pour ses failles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux.
Les juridictions faisant l’objet d’une « surveillance renforcée » travaillent activement avec le GAFI pour remédier aux défaillances stratégiques de leur régime de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Lorsque le GAFI place une juridiction sous surveillance renforcée, cela signifie que le pays s’est engagé à résoudre rapidement les défaillances stratégiques identifiées dans les délais convenus et qu’il fait l’objet d’une surveillance renforcée. Cette liste est aussi connue sous le nom de « liste grise ».
Alors que le pays est menacé d’être inscrit dans la « liste noire » avec toutes les conséquences y relatives, le Chef de l’Etat a promulgué le 27 décembre 2022, la loi n° 22/068 portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.














































