Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de construction du pont route-rail sur le fleuve Congo entre les villes de Kinshasa et de Brazzaville, les deux Congo ont signé l’accord bilatéral fixant le régime privilégié fiscal, douanier et des recettes non fiscales dudit projet.
La cérémonie de signature a été présidée par le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, représentant la Première ministre, Judith Suminwa.
Cet accord, signé en présence de plusieurs membres du gouvernement de la RDC, ainsi que d’une délégation de la République du Congo conduite par Jean-Jacques Bouya, ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands Travaux, s’inscrit dans la dynamique portée par les Chefs d’État Félix Tshisekedi et Denis Sassou-Nguesso.
Cet accord met fin aux risques de la double imposition et harmonise les procédures tarifaires applicables aux marchandises en transit ainsi qu’aux futures recettes de péage.
« J’ai l’honneur de prendre la parole à l’occasion de la cérémonie de la signature de l’accord bilatéral fixant le régime privilégié fiscal, douanier et de recettes non fiscales applicables au projet Pont Route-rail sur le fleuve Congo entre les villes de Kinshasa et de Brazzaville. La signature de cet accord bilatéral portant sur le régime privilégié fiscal, douanier et des recettes non fiscales n’est pas une simple formalité technique. C’est le verrou juridique qui a longtemps retardé la concrétisation de ce projet aujourd’hui levé grâce à la volonté politique de nos Chefs d’État, Félix Tshisekedi et Denis Sassou Nguesso. Nous saluons l’engagement commun des deux rives, la validation de ce cadre harmonisé, finalisé après les travaux intenses par nos experts, nous permet de garantir un écosystème économique fluide, sûr et attractif pour le futur concessionnaire. Le présent accord fixe de manière claire et unifiée le régime fiscal et douanier applicable au dit projet », a déclaré .
L’accord met également fin à la double opposition et harmonise les procédures tarifaires pour les marchandises en transit et les futures recettes de péage.
« Cela concrétise le projet de pont route rail en un véritable pont de développement augmentant la capacité d’échange, facilitant la mobilité des personnes et des biens et renforçant l’intégration régionale. Cette signature permet dans les prochains jours de relancer la demande de propositions et de financer le bouclage financier du projet, estimé à plus de 800 millions de dollars américains. Nous entamons la phase opérationnelle. La construction du pont route rail sur le fleuve Congo, autrefois considéré comme un rêve, est devenue aujourd’hui une réalité. Cet ouvrage permettra de briser la barrière physique et de relier les deux capitales les plus proches du monde, à savoir Kinshasa et Brazzaville. Je déclare officiellement signé l’accord bilatéral fixant le régime privilégié fiscal, douanier et de recettes non fiscales du projet de pont route rail. Que vive la coopération entre la République démocratique du Congo et la République du Congo », a souligné le VPM Jean-Pierre Bemba au nom de la Première ministre, Judith Suminwa.
Ce projet structurant qui entre désormais dans sa phase d’opérationnalisation fait partie du plan d’action prioritaire du PIDA, consiste en un pont à péage de 1,575 km sur le fleuve Congo. Il prévoit d’inclure une voie ferrée, deux voies de circulation routière, des trottoirs et des postes de contrôle frontaliers.
Africa50 structurera le partenariat public-privé (PPP), dirigera la préparation et le développement du projet et fournira les financements pour la construction, aux côtés de la Banque africaine de développement, qui fournira le financement (dette), et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).
- Le projet stimulera le commerce transfrontalier et régional en améliorant la circulation en sécurité des personnes et des services entre Brazzaville et Kinshasa. Cela devrait contribuer à une réduction significative des coûts commerciaux.
- Plus de 5 millions de passagers et 3 millions de tonnes de marchandises devraient traverser le pont chaque année d’ici 2025, faisant de celui-ci l’un des corridors stratégiques de la région.
- Le pont devrait apporter des avantages directs tels que des économies sur le coût d’exploitation des véhicules, des gains de temps pour les usagers de la route et une réduction des accidents de la circulation.



















































