La coalition Congo N’est Pas à Vendre (CNPAV) a appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante et transparente après l’agression de Valery Madianga, coordonnateur national du Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL), une ASBL œuvrant pour une une gestion rigoureuse et transparente des ressources publiques.
Les faits se sont produits dans la nuit 30 avril, dans sa résidence aux environs de 2 heures.
Selon ce consortium d’ONGs nationales et internationales anti-corruption, cette attaque n’est pas le fruit du hasard.
« Les assaillants savaient manifestement à qui ils avaient affaire et ont agi de manière délibérée, ciblant un acteur engagé dans la lutte pour la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources publiques », affirme le CNPAV qui dénonce la persistance de l’insécurité croissante la ville de Kinshasa.
« Une insécurité devenue si récurrente qu’elle tend à être banalisée. Une telle normalisation de la brutalité est inacceptable. Rares sont ceux qui aujourd’hui bénéficient de la protection des forces de sécurité », renchérit l’organisation.
Dans cette logique, le CNPAV condamne la dégradation de la situation sécuritaire dans la capitale exposant la population à des attaques armées, particulièrement ceux qui sont engagés dans la lutte citoyenne contre les malversations financières et la gestion opaques de la res publica.
Dans la foulée, le Congo N’est Pas à Vendre appelle à l’identification et à l’arrestation des auteurs et commanditaires de cette attaque ainsi que l’application de sanctions à la hauteur de la gravité des faits.
« La violence à l’encontre des activistes ne saurait être tolérée ni banalisée. La protection des défenseurs de la bonne gouvernance constitue une obligation essentielle pour l’État de droit. La lutte contre la corruption ne doit pas exposer ceux qui la portent à des représailles violentes », conclut le CNPAV.
Auparavant, son organisation, le CREFDL a indiqué que cette situation intervient au moment où de nombreux dossiers de corruption sont sous examen.
« Et cette attaque serait liée à l’engagement citoyen de son Coordonnateur National, qui vise à promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques en République Démocratique du Congo », precise cette ASBL qui a plaidé pour la redynamisation des Comités Locaux de Sécurité (CLS) pour renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens.



















































