La note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo publiée au 23 avril 2026 révèle une contrainte de trésorerie liée à un retard relatif des recettes fiscales alors même que les dépenses de l’État en particulier les salaires restent élevées.
Malgré un déficit trimestriel finalement moins important que prévu au premier trimestre 2026, la trajectoire du mois d’avril exige une accélération de la mobilisation des recettes afin de sécuriser les échéances de paiement.
La BCC note qu’au cours de cette période, les réalisations provisoires de recettes fiscales sont inférieures aux objectifs fixés dans le plan de trésorerie de l’État
D’après ces indications, 3.464,7 milliards de CDF étaient assignés au titre des recettes des impôts directs et indirects au cours de l’échéance fiscale d’avril, tandis que les besoins de l’État restent élevés, notamment pour la paie des agents et fonctionnaires.
Des recettes fiscales en deçà des prévisions prévues pour avril
La BCC souligne que les ressources attendues de l’échéance fiscale du mois d’avril, censées contribuer au financement des engagements publics, sont loin des assignations du plan de trésorerie. Ces recettes doivent, entre autres, servir à la paie complémentaire des agents et fonctionnaires de l’État.
Dans le même temps, les dépenses publiques sont projetées à 3.592,1 milliards de CDF dont 1.900,0 milliards destinés aux salaires des agents et fonctionnaires. Ce décalage entre la dynamique des recettes et les charges de l’État renforce les tensions de trésorerie et peut peser sur le calendrier de mobilisation et de décaissement.
Un déficit plus faible que prévu, mais gap de trésorerie important au T1
Sur l’ensemble du premier trimestre 2026, la Banque centrale rapporte que la situation financière de l’État s’est soldée par un déficit de 1.578,6 milliards de CDF, contre un déficit programmé de 3.288,3 milliards dans le plan initial. Autrement dit, la trajectoire du trimestre s’est révélée moins défavorable que ce qui était prévu.b
Cependant, la BCC rappelle que le niveau des encaissements et des décaissements a créé un « gap » de trésorerie. Pour la période concernée les recettes mobilisées ont atteint 5.631,4 milliards de CDF alors que les dépenses de l’État se sont chiffrées à 7.210 milliards de CDF.
Le financement de cet écart a été assuré par des ressources issues des titres publics et par d’autres financements dits « sains ».
Des recettes des régies à 1.784,6 milliards, dépenses à 2.180,2 milliards au 23 avril
À la date du 23 avril 2026, la BCC détaille l’évolution mensuelle de la situation financière de l’État à partir du tableau de suivi des régies financières.
Les recettes des régies financières s’établissent à 1.784,6 milliards de CDF ventilées ainsi :
- Impôts directs et indirects (DGI): 817,7 milliards de CDF;
- Recettes douanières et d’accises (DGDA): 495,2 milliards de CDF;
- Parafiscalité (DGRAD): 471,6 milliards de CDF.
Sur la même période, les dépenses publiques totalisent 2.180,2 milliards de CDF, avec des décaissements principalement consacrés aux salaires des agents et fonctionnaires de l’État 1.087,7 milliards de CDF tandis que les frais financiers ont atteint 13,3 milliards de CDF.

















































