Le Vice-premier ministre, ministre de la Fonction publique, Modernisation de l’administration et Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau Ebwa s’est inscrit en faux contre les chiffrés présentés par un député national dans le cadre d’un débat public concernant la situation des fonctionnaires non payés (NP).
Dans une mise au point, le Cabinet du VPM déplore les propos attribués à un proche du Vice-premier ministre relayant des chiffres « inexacts » suscitant des interprétations divergentes.
Une base fiable des effectifs, malgré un passif hérité du passé
Selon le ministère, le gouvernement a mené, pour la première fois, une identification biométrique permettant de ramener un effectif initial déclaré d’environ 1 480 000 agents à 785 000 agents certifiés, dont 600 886 identifiés physiquement sur l’ensemble du territoire et inscrits au Fichier de référence de l’Administration publique (FRAP)
Le Cabinet affirme que cette opération précède un assainissement structurant, devant servir de référence pour toute politique salariale et toute projection budgétaire. Il souligne également que ces efforts s’inscrivent dans un contexte « hérité », marqué par des recrutements massifs politisés et réalisés « sans respect des cadres organiques », avec des effets encore perceptibles.
« Il convient de rappeler que ces efforts sont opérés dans un contexte hérité de politisation avérée de l’administration publique, caractérisée par des recrutements massifs et de complaisance, opérés sans respect des cadres organiques, ayant concerne près d’un million de personnes, et dont les conséquences pèsent encore aujourd’hui sur la République, et qui justifient la poursuite des opérations de contrôle et d’assainissement en cours », indique le cabinet de Jean-Pierre Lihau.
195 000 agents mécanisés entre 2021 et le premier trimestre 2026
Sur la question des agents non payés, le Cabinet affirme que l’action gouvernementale s’appuie sur une mécanisation progressive, selon plusieurs critères : disponibilité des moyens, équité territoriale et administrative, ancienneté et assiduité des agents concernés.
Dans ce cadre, il est indiqué que 195 000 agents ont été mécanisés au salaire de base sur une période de cinq ans allant de 2021 au premier trimestre 2026.
Le Cabinet ajoute que ce chiffre s’inscrit en continuité avec la prise en charge d’environ 177 000 fonctionnaires déjà mécanisés « depuis des générations », et que le processus se poursuit.
« Ce processus se poursuit sans désemparer, avec pour objectif de rémunérer l’ensemble des fonctionnaires régulièrement inscrits dans le Fichier de Référence de l’Administration Publique d’ici 2027 », précise la même source.
Vers une nouvelle politique salariale et des réformes structurelles
Parallèlement, le cabinet du vice-premier ministre de la Fonction publique annonce l’implantation en cours d’une nouvelle politique salariale visant à éradiquer les exclusions, les disparités et les écarts salariaux entre agents d’une même administration, entre différentes administrations, ainsi qu’entre l’administration centrale et les structures déconcentrées en Province et les entités décentralisées.
Somme toute, la Fonction publique affirme que ces réformes sont destinées à prévenir les dysfonctionnements du passé : rationalisation des recrutements, meilleure gestion des carrières, amélioration des conditions socio-professionnelles, fluidification des départs à la retraite via une réforme de la sécurité sociale, promotion de l’égalité de genre et de l’inclusion des personnes vivant avec un handicap.
« L’objectif est également de former la future élite administrative à travers l’ENA, et de promouvoir une politique de rajeunissement qualitatif et compétitif dans laquelle la chance est offerte à tous les jeunes du pays de servir l’Etat avec intégrité, compétence et patriotisme », conclut le cabinet du VPM.
Lors de la plénière du mardi 28 avril, le député national Nyenemo Sanguma a indiqué que plus de 400.000 agents, disposant de numéros matricules régulièrement attribués par la Fonction publique, demeurent non payés.
Selon l’élu, cette situation serait liée à l’existence d’un réseau mafieux au sein de l’administration publique, qui étrangle notamment les agents de santé enseignants et autres catégories de travailleurs de l’État.

















































