Dorénavant, toute publication d’offre d’emploi sans visa préalable de l’Office National de l’Emploi (ONEM) expose son auteur à une amende administrative fixée à 500 dollars américains par offre irrégulière.
Telle est la mesure prise par le ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, dans son arrêté encadrant la publication de toute offre d’emploi sur le territoire national de la République démocratique du Congo.
Déterminé à améliorer la qualité et la fiabilité des statistiques nationales sur l’emploi, le ministre de l’Emploi précise que toutes les annonces de recrutement émises par les entreprises, les institutions publiques ou privées, les agences et les plateformes en ligne doivent être soumises à l’ONEM pour contrôle.
Cette mesure vise à renforcer la transparence des procédures de recrutement, d’assurer la traçabilité des offres et de lutter contre les pratiques frauduleuses qui nuisent aux demandeurs d’emploi.
« Toute structure, agence, média ou plateforme œuvrant dans la publication et la diffusion des offres d’emploi est tenue, de la même manière, de faire viser par l’ONEM chaque offre d’emploi avant sa mise en ligne, impression, diffusion ou publication », indique l’arrêté.
Dans ce cadre, l’ONEM a été chargé de vérifier la conformité des offres aux normes légales en vigueur. Après examen, l’ONEM délivrera un visa officiel attestant de la régularité de l’annonce.
Pour l’Office National de l’Emploi, la mesure permettra de structurer le marché du travail, de maîtriser les données sur l’emploi, de protéger les chercheurs d’emploi et d’éviter un alourdissement excessif des procédures de recrutement.
En septembre 2025, le président Félix Tshisekedi avait fustigé les inégalités d’accès à l’emploi et aux stages marquées par des pratiques de recrutement « opaques » observées dans de nombreuses entreprises publiques et privées.
D’après lui, de nombreux employeurs recrutent sans publier au préalable leurs offres d’emploi.
« La rareté des opportunités de stages académiques et professionnels prive des milliers de jeunes diplômés d’une expérience pratique pourtant essentielle à leur employabilité. Cette situation aggrave le chômage, décourage l’investissement des familles dans l’éducation et fragilise la cohésion nationale. Un pays qui ne crée pas de passerelles entre la formation et l’emploi se condamne à gaspiller son capital humain le plus précieux », avait souligné Félix Tshisekedi.
Il avait également noté que cette pratique exclut une grande partie des demandeurs d’emploi, en particulier les jeunes, en violation de la législation nationale qui impose la déclaration de tout poste vacant à l’Office national de l’emploi (ONEM).
Pour endiguer cette tendance, le Chef de l’Etat avait sommé les entreprises publiques et privées de publier les offres d’emploi via l’ONEM.















































