Un nouveau chapitre s’ouvre dans le secteur de l’électricité en République Démocratique du Congo (RDC). Soraya Aziz Moto, nommée par ordonnance présidentielle, a officiellement pris les rênes de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARE) ce mardi 3 mars.
Lors de la cérémonie de remise et reprise, présidée par le ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, la nouvelle directrice générale de l’ARE a exprimé sa « conscience des enjeux cruciaux et de l’ampleur des défis » qui l’attendent.
Dans son discours, Soraya Aziz a inscrit sa mission dans la vision du Président Tshisekedi, qui considère l’accès à l’électricité comme une priorité nationale pour le redressement et le développement structurel du pays.
« En tant que Directrice Générale de l’ARE, je considère mon rôle comme celui de garant technique et de bras séculier chargé de traduire cette volonté politique en actions concrètes », a-t-elle déclaré.

Pour mener à bien son action à la tête de l’ARE, Soraya Aziz souhaite s’appuyer sur trois axes : l’amélioration de la gouvernance de l’ARE, l’augmentation du taux d’accès à l’électricité et la réduction du déficit énergétique dans le secteur industriel, qui constitue la colonne vertébrale de l’économie nationale.
Dans cette optique, la directrice générale promet de faire de l’ARE une institution « irréprochable » pour régir le secteur de l’énergie.
Elle a également réaffirmé son ambition de faire de l’ARE un arbitre impartial, garantissant la protection sans faille des droits et de la dignité des consommateurs. Elle s’engage à assurer un arbitrage transparent et équitable entre les intérêts des différents opérateurs, afin de préserver la viabilité et la saine concurrence du marché.
De plus, elle prône la rigueur pour instaurer une culture de la performance fondée sur la responsabilité mutuelle.
« Nous nous engageons à respecter scrupuleusement nos délais de traitement, tout en exigeant des opérateurs qu’ils se conforment strictement aux normes de qualité et de sécurité », a-t-elle affirmé.

Déterminée à faire de l’ARE un modèle de gouvernance publique et de transparence, elle a annoncé le lancement d’une vaste consultation de toutes les parties prenantes pour valider la feuille de route stratégique. « La réussite de la régulation exige un consensus fort », a-t-elle souligné.
Parallèlement, la directrice générale souhaite augmenter le taux d’accès à l’électricité en encourageant les solutions décentralisées et les mini-réseaux pour briser le cycle de l’obscurité.
« Notre action sera guidée par une conviction profonde : l’électricité ne doit plus être le privilège d’une minorité urbaine, mais un droit partagé par chaque Congolaise et chaque Congolais », a soutenu Soraya Aziz.
Pour y parvenir, elle table sur une collaboration étroite avec l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en Milieux Ruraux et Périurbains (ANSER) ainsi que l’Unité de Coordination des Projets (UCM).
Insistant sur les barrières administratives qui découragent les investissements décentralisés et les projets de proximité, elle a mis l’accent sur la nécessité d’une régulation incitative, capable de libérer l’énergie entrepreneuriale là où le réseau national se fait attendre.
La directrice générale s’est engagée à créer les conditions nécessaires à la réduction du déficit énergétique du secteur industriel.
« Ma mission sera de faire de l’électricité la véritable colonne vertébrale de notre industrialisation, tout en veillant à sécuriser les investissements grâce à un cadre contractuel robuste et transparent, et à optimiser le mix énergétique pour répondre aux besoins des pôles industriels et des zones économiques spéciales », a-t-elle martelé.















































