À Matadi, chef-lieu de la province du Kongo-Central, l’État congolais a enregistré des fuites de capitaux massives suite à l’instauration d’une administration informatique parallèle pour la gestion du contrôle des importations. En 2025, plus de 25 millions de dollars américains se sont volatilisés en raison d’une utilisation frauduleuse des attestations de vérification de BIVAC BV.
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya a ouvert une action disciplinaire à l’encontre du Directeur général de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) pour des fautes de gestion lourdes, insubordination et mise en péril des intérêts de l’office.
En effet, les accusations contre le Directeur général sont graves et touchent plusieurs aspects de la gestion administrative et financière de l’OCC.
Le premier grief met en lumière une gestion irresponsable des ressources humaines. Malgré les difficultés chroniques de l’office à régler les salaires des employés à temps, ce dernier aurait procédé à des recrutements massifs et budgétivores et à des promotions frauduleuses, ignorant les instructions claires d’austérité du ministre. Cette gestion, jugée désastreuse, pourrait créer un climat social déjà tendu au sein de l’office public.
« Ces actes, posés au mépris de mes instructions formelles d’austérité, aggravent délibérément la masse salariale au détriment de la paix sociale », a dénoncé le ministre Paluku.
Le DG de cet établissement public est également accusé d’avoir mis en place d’un système de fraude technologique organisé en particulier à la Direction Provinciale de Matadi.
Selon les investigations, une administration informatique parallèle a été instaurée, fonctionnant en marge des protocoles officiels.
« Plus grave encore, des informations font état du déploiement en cours de ce même système parallèle dans l’Espace Katanga, confirmant une intention de généraliser la fraude à l’échelle nationale », a alerté Julien Paluku qui déplore des pertes financières colossales résultant de l’utilisation frauduleuse des attestations de vérification.
Le préjudice direct pour l’OCC est évalué à plus de 25 millions de dollars américains pour l’exercice 2025. Pour le ministre, ce manque à gagner constitue un crime économique contre l’office et, par extension, contre le Trésor Public.
« La duplication de ce système a favorisé l’utilisation frauduleuse des attestations de vérification BIVAC BV. À ce jour, le préjudice financier direct pour l’OCC renseigné à mon niveau est évalué à plus de 25 millions de dollars américains rien que pour l’exercice 2025 », a-t-il argué.
En conséquence, le ministre du Commerce extérieur a fixé un délai de 20 jours au Directeur Général pour fournir des explications documentées. Les questions portent sur la logique de ses recrutements alors qu’il était sous interdiction, l’identité des concepteurs du système informatique parallèle, ainsi que la justification des pertes de recettes dues à des fausses attestations sous sa supervision.




















































