Les avocats de la République ont réclamé une somme trépidante de 24,7 milliards de dollars au titre de dommages intérêts pour réparation des préjudices matériels et financiers causés par l’ancien président Joseph Kabila, à l’État congolais.
Dans la note de plaidoirie présentée par Me Jean-Marie Kabengela, lors de l’audience publique du jeudi 21 août, la partie civile a remis en cause la nationalité congolaise de Joseph Kabila plaidant pour la l’infraction initiale de trahison en espionnage.
Selon la partie civile, Joseph Kabila serait en réalité un étranger d’origine rwandaise ayant usurpé la nationalité congolaise.
« Dans tous les trois éléments qui composent l’identification du prévenu, vous n’avez pas un nom propre. Vous avez le prénom chrétien, vous avez un nom qu’il a pris de Laurent-Désiré Kabila, et vous avez un nom de circonstance de naissance. Joseph, c’est un nom biblique, il ajoute Kabila parce qu’il veut s’octroyer la paternité de Laurent-Désiré Kabila. Kabenge traduit qu’il est né deuxième après Kyungu, jumeau. Donc c’est un nom commun à tous les jumeaux qui naissent en deuxième position. Posons-nous la question. Alors finalement, quel est son nom ? Quand vous enlevez le prénom, le nom qu’il a pris de Kabila pour faire de lui son père et le nom de circonstance de naissance, quel est son nom ? Il n’a pas de nom ? En réalité, il garde son nom: Hippolyte Kanambe », a expliqué Me Jean-Marie Kabengela.
Pour lui, Kabila ne mérite pas d’être jugé comme Congolais pour trahison.
« Il mérite d’être jugé comme espion parce que la loi dit que tout étranger qui livre le secret défense, qui livre les édifices, les bâtiments, les constructions, à une puissance étrangère. Et donc, c’est un étranger qui était au service de la puissance ennemie », a-t-il martelé.
De plus, la partie civile a également demandé à la Cour d’ordonner la confiscation de tous les comptes en banque, des actions en société et groupements d’intérêts économiques, ainsi que les biens, meubles et immeubles à identifier par le ministère public avec le concours de l’administration en vue de priver le prévenu et les organisations criminelles qu’il dirige de leurs ressources financières, d’affaiblir leurs capacités d’opérer et de se développer, de restreindre leur facilité à commettre d’autres crimes et d’autres infractions ou de financer de nouvelles activités criminelles, ainsi que de prévenir la récidive.
D’après les avocats qui représentent la RDC à ce procès, la fortune de l’ancien président et sénateur à vie est estimée à 32 milliards de dollars américains.
Le réquisitoire de l’organe de la loi est prévu pour ce vendredi 22 août, avant que la Haute Cour militaire ne rende son verdict.




















































