Le général Jean-Claude Kifwa a balayé d’un revers de la main, les rumeurs faisant état de son arrestation par les services de renseignements militaires à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, pour des faits infractionnels.
A travers un élément vidéo du service de l’information et de la communication des forces armées de la République démocratique du Congo diffusé sur les antennes de la Radio de Télévision nationale Congolaise (RTNC), cet officier de l’armée a fustigé les fausses informations propagées par une certaine presse pour diviser les congolais.
« Je porte un démenti catégorique par rapport à certaines informations véhiculées sur les réseaux sociaux. Vous savez que les réseaux sociaux sont des milieux dépourvus des frontières et de censure. En homme libre, je suis venu saluer mon chef. Je démens avec véhémence tout ce qui circule soi-disant que je suis aux arrêts et que l’on m’associe dans un dossier que je ne connais même pas. C’est faux et archi-faux », a argué le général Kifwa.
Dans son démenti, Jean-Claude Kifwa a également alerté sur un plan savamment orchestré pour intoxiquer les militaires et inoculer le venin de la division.
« L’armée est une grande muette et on ne peut pas tomber dans des spéculations. Tous ces gens mal intentionnés qui veulent semer le désordre, créer la division au sein de l’armée n’ont pas de place dans notre corporation. Je tiens également à préciser que je me suis engagé dans l’armée d’abord à titre individuel et la loi est interpersonnelle. Si vous commettez une infraction, on va vous poursuivre ce n’est pas toute la communauté dont vous originaire qui est poursuivie. Que la population n’accorde aucun crédit à ces rumeurs qui n’ont qu’un seul objectif : celui de diviser les communautés et d’intoxiquer les militaires », a martelé cet officier de l’armée congolaise, commandant du centre militaire de Kamina.
De son côté, le Chef d’Etat-major général des FARDC, le lieutenant général Jules Banza Mwilambwe a insisté sur le caractère individuel des infractions. Il a mis en garde contre les messages visant à semer la division au sein de l’armée nationale.
« J’ai suivi les informations selon lesquelles Lieutenant général Kifwa communément appelé Tango Tango serait aux arrêts à la suite du dossier en rapport avec le général Sangwa. Ils sont arrêtés du fait qu’ils sont originaires d’une telle province notamment le Tanganyika qu’il vient de citer et curieusement, j’ai appelé pour vérifier s’il est réellement aux arrêts, il était en train de rire et moi aussi j’étais étonné: je lui ai demandé s’il pouvait venir, il m’a dit qu’il est à l’État-major et il est venu librement me voir pour démentir ces informations. Que les gens cessent de diviser l’armée, que les gens cessent de diviser les congolais. Si tu es déjà fautif et qu’on t’arrête, accepte de répondre toi-même, quelqu’un peut être interpellé, cela ne veut pas dire qu’il est condamné, il sera jugé et après le jugement si les griefs pour lesquels il a été arrêté sont vrais on va l’arrêter mais si ce n’est pas vrai, il sera relâché », a martelé le numéro de l’armée congolaise.
Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par des arrestations au sein des forces armées congolaises alors que la partie orientale de la RDC fait face à une énième guerre d’agression Rwandaise.
Plusieurs officiers militaires sont poursuivis notamment soit pour complicité ou pour fuite devant l’ennemi (M23-RDF).



















































