Dans sa note de conjoncture économique, la Banque centrale du Congo (BCC) a présenté un diagnostic des finances publiques en République démocratique du Congo.
Les statistiques provisoires renseignent qu’au cours du mois d’avril dernier, échéance fiscale dédiée à la déclaration de l’impôt sur le bénéficie et profit de l’exercice fiscal 2024, les réalisations des régies financières sont en deçà des prévisions retenues dans le plan de trésorerie de l’Etat.
D’après ce rapport de la BCC, les recettes attendues s’élevaient à 3.943,3 milliards de francs congolais, alors que les dépenses à exécuter sont évaluées à 3.514,0 milliards.
Cependant, l’évolution des opérations financières de l’Etat ainsi que le tableau de suivi de la situation financière de l’Etat produits par la BCC renseignent qu’en rythme mensuel, au 29 avril, le Trésor a réalisé un excédent de trésorerie de 179,8 milliards de francs congolais.
L’autorité de la politique monétaire révèle que les recettes de l’État ont totalisé 3.039,0 milliards de francs congolais soit environ 1,4 milliards de dollars américains, dont 2.292,1 milliards de francs congolais des recettes des régies financières.
Les rentrées provenant des impôts directs et indirects (DGI) ont atteint 1.396,5 milliards de francs congolais. Les droits d’entrée et de sortie ainsi que les accises (DGDA) se sont chiffrés à 515,0 milliards de francs congolais. La parafiscalité, quant à elle, a contribué à hauteur de 380,6 milliards de francs congolais (DGRAD).
Abordant le point lié aux dépenses de l’Etat, la BCC précise qu’au cours de cette même période, celles-ci sont de l’ordre de 2.859,2 milliards de francs congolais.
Les décaissements ont concerné pour l’essentiel les rubriques de rémunération des agents et fonctionnaires de l’Etat (1.1179,8 milliards de francs congolais ), frais de fonctionnement des institutions et ministères (743,7 milliards), et les subventions/rétrocessions (85,2 milliards).
Par ailleurs, au premier trimestre 2025, la situation financière de l’Etat s’est soldée par un déficit de 1.747,4 milliards de CDF, résultant des recettes de 5.723,3 milliards et des dépenses de 4.543,0 milliards (plan de trésorerie du secteur public).




















































