C’est une nouvelle affaire qui illustre la progression de l’insécurité, jusque dans des institutions pourtant fortement sécurisées.
Alors que les bureaux de change, maisons commerciales et des entreprises de micro-finance ont été jusqu’ici, pris pour cibles par des voleurs à main armée, pour la première fois, un ministère a été visé par un cambriolage.
Selon des informations rapportées par des sources proches de l’administration, les faits se sont produits dans la nuit du mardi au mercredi 22 avril, au sein du cabinet du ministère de la Culture et des Arts installé sur le boulevard du 30 juin, dans la commune de la Gombe.
D’après ces sources, les agents de sécurité ont été neutralisés, drogués avant que les assaillants ne procèdent à des portes forcées. « Certaines victimes sont restées inconscientes pendant près de 24 heures, après exposition à des substances chimiques », apprend-on.
L’incident, initialement dissimulé, fait désormais l’objet d’une enquête interne et d’investigations judiciaires confiées à la police scientifique ainsi qu’aux services de renseignements.
Lesdites sources renseignent que certains policiers figurant parmi les suspects ont été relevés de leurs fonctions.
Les assaillants ont emporté les fonds de fonctionnement logés dans le coffre-fort du cabinet concerné.
À ce stade, les autorités n’ont pas encore publiquement communiqué sur l’ensemble des circonstances ni sur l’identité des auteurs présumés. L’enquête est en cours afin d’établir les responsabilités et les éventuelles complicités dans cette affaire.














































