En République Démocratique du Congo, le gouvernement a décidé de régulariser la situation des Nouvelles Unités (NU), une catégorie désignant des agents en activité dans les administrations publiques, qui n’étaient pas officiellement enregistrés dans les fichiers administratifs de l’État, mais qui percevaient déjà des rémunérations ou des primes.
Cette mesure, annoncée par Jean-Pierre Lihau, Vice-Premier Ministre et Ministre de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public, concerne spécifiquement les NU existant dans le système avant la réforme de 2022.
« Concernant les NU existantes dans le système avant décembre 2022, le gouvernement a déjà levé l’option de régularisation », a déclaré Jean-Pierre Lihau. Il a également assuré que des mesures seront mises en place pour éviter la fraude, l’inexactitude et le trafic de listes.
« Aujourd’hui, j’applique et j’appliquerai une tolérance zéro face à ces fléaux qui continuent de gangrener notre administration publique, et qui affectent négativement les NU, surtout dans le cadre de l’alignement de ces dernières aux avantages et primes des agents et fonctionnaires de l’État porteurs de numéros matricules », a-t-il ajouté.

Dans une interview accordée à Top Congo, le Ministre a indiqué que plus de 87 956 NU avaient été identifiées depuis le lancement de la procédure de contrôle en 2022. Ce nombre a exercé une pression croissante sur la masse salariale de l’État ces dernières années.
En juillet 2025, la Fonction Publique a rapporté un passif de plus de 500 000 agents non mécanisés, dont 180 000 avaient déjà été régularisés. Une opération de mécanisation au troisième trimestre de 2025 a également été annoncée, avec publication des listings sur le portail officiel de la Fonction Publique.
Cette mesure s’appuie sur la note de service n°006 du 10 septembre 2025, qui fixe les procédures de certification des Nouvelles Unités et organise le contrôle des dossiers par un groupe de travail chargé de vérifier les actes d’affectation et la disponibilité des postes budgétaires.
Pour l’exercice 2026, la loi de finances s’élève à 54 335,8 milliards de CDF (22 milliards USD), dont près de 29 % — soit 14 033 milliards de CDF — est alloué au paiement du personnel, spécifiquement pour la mécanisation des nouvelles unités et la régularisation des paiements en suspens. Ce budget s’inscrit dans une volonté de dynamiser l’économie du pays.
En plus de la mécanisation, il prévoit le réajustement des primes permanentes et la mise en œuvre de grilles barémiques. Ces mesures visent à améliorer les conditions de travail des agents publics, en garantissant une rémunération équitable et à jour.














































