La guerre économique déclenchée par le Rwanda, par le biais de son bras séculier, l’AFC-M23, se poursuit dans les zones sous occupation à l’est de la République démocratique du Congo.
L’armée rwandaise et les rebelles ont systématiquement pillé la concession de la société chinoise Twangiza Mining, spécialisée dans l’extraction de l’or au Sud-Kivu.
Selon cette société, l’armée rwandaise (RDF) et les rebelles ont volé au moins 500 kilogrammes de lingots d’or, soit l’équivalent d’une somme de 70 millions de dollars américains, depuis mai 2025.
Dans une réponse écrite aux questions de Reuters sur les pertes subies depuis que le M23 a saisi la mine, Twangiza Mining soupçonne la complicité de certains employés qui, selon elle, auraient transporté le premier lot de plus de 50 kg d’or en « très peu de temps ».
« Depuis l’occupation, ils ont obtenu au moins 500 kg d’or et l’ont secrètement transporté par des canaux souterrains », a affirmé la société, soulignant qu’elle avait perdu plus de 100 kg d’or par mois depuis la prise de contrôle, en plus de 5 millions de dollars d’équipements et de matériaux.
En plus du vol de l’or, Twangiza Mining accuse les rebelles d’avoir expulsé des résidents, démoli des églises et utilisé des techniciens rwandais pour extraire des données géologiques afin de reprendre et d’étendre l’exploitation minière.
« Il reste plus de 150 travailleurs sur place. Nous ne pouvons pas entrer en contact avec eux », a confié l’entreprise, qui prévoit de porter plainte contre la rébellion AFC-M23 tant au niveau des instances d’arbitrage international qu’auprès des autorités congolaises.
Les rebelles ont érigé leur quartier général dans l’enceinte de la société, devenue un pôle économique essentiel pour financer la guerre.
En date du 15 octobre, des frappes aériennes menées par un drone, qui appartiendrait aux forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ont ciblé l’infrastructure de production d’électricité à la mine.
Dans l’est de la RDC, le M23, soutenu par l’armée rwandaise, a pris le contrôle de plusieurs sites miniers.
Selon un rapport d’un groupe d’experts des Nations Unies, les rebelles du M23 gagnent environ 300 000 dollars par mois grâce aux taxes minérales dans la région de Rubaya, riche en coltan.














































