Malgré les négociations en cours entre le gouvernement congolais et les représentants de l’AFC-M23 à Doha pour établir des mécanismes de cessez-le-feu, la situation sur le terrain reste incertaine.
Ce lundi, l’armée congolaise a dénoncé des crimes graves commis contre la population civile par la coalition RDF/M23-AFC.
Dans un communiqué, le major Nestor Mavudisa Kamba Mayoyo a rapporté des incidents survenus le 28 août 2025.
Selon le porte-parole de l’armée, des combattants de l’AFC-M23 auraient incendié plusieurs maisons à Kibati et enlevé une dizaine de personnes, dont l’emplacement reste inconnu. Les faits se sont déroulés lors de patrouilles sur la colline Kimoo, dominant la cité de Mikumbi, dans le territoire de Masisi.
L’armée a également fait état de l’arrestation illégale de jeunes, y compris des mineurs, qui sont utilisés comme pisteurs et boucliers humains dans les localités de Bukubirwa et Musanga.
En date du 29 août, l’armée congolaise (FARDC) rapporte que la coalition AFC-M23/RDC a procédé au recrutement forcé de 50 jeunes garçons, également des mineurs, en territoire de Rutshuru, pour une formation militaire à Nyongera.
Ces actes, considérés comme des violations flagrantes des droits humains, s’inscrivent dans un contexte d’escalade des tensions, menaçant le fragile processus de paix en cours.
Les autorités militaires insistent sur le fait que ces crimes sont imprescriptibles et doivent être punis.















































