À 72 heures de la reprise des activités scolaires dans l’ensemble de la République Démocratique du Congo, des enseignants envisagent de déclencher une grève sèche.
Dans une déclaration faite à l’issue de son assemblée générale, qui s’est tenue le 26 août à Kinshasa, l’intersyndical des syndicats des enseignants du ministère de l’Éducation nationale dénonce la mauvaise volonté du gouvernement à exécuter les réclamations fondamentales des enseignants, conformément aux engagements pris lors des assises des commissions paritaires de Bibwa et Mbwela.
Selon cette structure, le gouvernement a répondu partiellement à certains engagements, tels que le paiement tardif de la totalité de 100 000 francs congolais, la généralisation du régime contributif pour les soins de santé des enseignants à la mutuelle de santé, et la mise en place de la commission interministérielle.
Cependant, les enseignants déplorent la non-uniformisation de la prime de gratuité au primaire, l’augmentation des salaires, le paiement discriminatoire de la prime pour fonction spéciale aux inspecteurs, ainsi que la prime spéciale en faveur des agents administratifs de l’inspection générale. Ils critiquent également la non-prise en compte des réclamations du banc syndical concernant la commission interministérielle.
Dans ce contexte, ils dénoncent l’irrégularité persistante des paiements des enseignants dans plusieurs provinces éducatives, y compris celles contrôlées par les rebelles de l’AFC-M23.
Par ailleurs, les enseignants révèlent que le gouvernement n’a pas rémunéré les intervenants des évaluations certificatives hors session, d’ENAFEP, de TENASOSP pour la session ordinaire de 2025, ainsi que les travaux du Centre national de correction et d’organisation depuis trois ans. Ils signalent également les non-paiements des enseignants de divers statuts, surtout dans les écoles secondaires et les bureaux gestionnaires, ainsi que le non-emploi des numéros matricules de la fonction publique pour les enseignants et inspecteurs.
D’autres problèmes persistent, tels que la non-promulgation des statuts particuliers des enseignants, le décret sur l’organisation et le fonctionnement de l’inspection, et la non-régularisation de la situation administrative des agents du secrétariat général et de l’inspection générale.
De plus, les enseignants soulignent la non-délivrance des diplômes pour l’année scolaire 2023-2024, ainsi que la non-résolution des contentieux liés à 3 000 enseignants retraités de 2021-2022 et le non-paiement des allocations de fin de carrière pour 1 342 enseignants retraités depuis 1984.
Face à cette situation, l’intersyndical a déposé un préavis de grève allant du 26 au 29 août 2025, en vue de trouver des solutions aux préoccupations soulevées.
« Dans le cas contraire, l’intersyndical déclenchera une grève dans tous les services du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, y compris le secrétariat général, l’inspection générale, la DYNACOP, ainsi que dans les écoles, à partir du lundi 1er septembre jusqu’au samedi 6 septembre 2025, en attendant une possible radicalisation », avertit l’intersyndical.














































