Le ministère de la Justice et les magistrats à travers le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) fument le calumet de paix.
En effet, les deux parties qui n’étaient pas en odeur de sainteté à la suite de certaines déclarations du ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, ont finalement décidé d’enterrer la hache de guerre. C’était lors d’un échange entre le ministre, le président du CSM Dieudonné Kamuleta Badibanga qui a passé le bâton de la séance au vice-président, Jean-Paul Mukolo Nkokesha.
Au cours de cette première séance de travail, les deux parties se sont accordées sur la nécessité d’opérer des réformes judiciaires pour lutter contre la « délinquance financière » qui gangrène tous les secteurs en République démocratique du Congo.
« C’était une réunion de concertation, évidemment qu’on a abordé toutes les questions qui ont défrayé la chronique ces trois derniers jours. Nous nous sommes accordés que nous devons tous nous inscrire dans la droite ligne des réformes voulues par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui veut que notre appareil judiciaire soit systématiquement réformé pour que la justice soit réellement rendue en faveur du peuple congolais », a-t-il dit.
Tout en reconnaissant « quelques malentendus », Constant Mutamba a souligné qu’il n’y a pas de problème entre lui et les membres du CSM et les magistrats.
« Nous avons épinglé la nécessité qu’il y a d’opérer des réformes qui vont dans le sens de lutter drastiquement contre la délinquance économique et financière, et c’est sur ça que nous avons travaillé et nous nous sommes accordés que cela se fera désormais dans un climat d’harmonie parfaite et qu’à partir de ce jour, il n’y aura plus de déclarations que ça soit de la part des syndicalistes, que ce soit de la part des membres du cabinet du ministre de la Justice », a-t-il ajouté.
Lors d’une audience accordée à cinq syndicats de cette institution, le président Dieudonné Kamuleta a exhorté les magistrats à se démarquer des pratiques conflictuelles en privilégiant le dialogue avec les autorités compétentes, notamment le ministre de la Justice.
L’Intersyndicale avait critiqué les récentes initiatives du ministre de la Justice, notamment son dépôt des textes de loi relatifs aux réformes judiciaires.
Les magistrats avaient dénoncé également les propos du ministre, qu’ils ont jugés « virulents et dangereux », accusant certains d’entre eux de faire partie d’un « réseau mafieux. »















































