Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba a institué lundi 05 août, une commission mixte, chargée d’enquêter sur « la mafia et les mauvaises » pratiques judiciaires dont sont victimes les justiciables, personnes physiques et morales notamment les sociétés commerciales, les entreprises publiques ou les associations sans but lucratif (ASBL).
Selon une annonce de son cabinet, ladite commission se déploiera sur l’étendu du territoire national pour collecter toutes les dénonciations des actes mafieux commis dans les dossiers judiciaires et pénitentiaires (Escroquerie, Corruption, Stellionat, etc.).
En perspective, le ministre de la Justice a encouragé les congolais à dénoncer, preuves en appui, tout comportement « mafieux » lié à l’administration de la justice.
« Les dossiers documentés doivent être déposés à son cabinet et auprès de chaque division provinciale de la justice », indique la même source annonçant que le numéro +243830085196 est ouvert quant à ce.
Au lendemain de cette annonce, le patron de la Justice a conféré avec le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, autour de la nécessité de renforcer et de poursuivre une lutte acharnée contre les détournements des deniers publics, la corruption, la délation et contre d’autres maux qui gangrènent l’appareil judiciaire en République démocratique du Congo.
Aux grands maux les grands remèdes!
Aussitôt nommé ministre de la Justice, Constant Mutamba avait promis d’administrer à son secteur, une thérapie de choc, par des réformes judiciaires « courageuses et audacieuses », passant notamment par des actions judiciaires fortes contre les détourneurs des deniers publics.
Il avait ainsi pris l’engagement de créer un tribunal spécial contre la corruption et de construire à la N’sele d’une prison pour les détourneurs de fonds Publics.
Aux grands maux les grands remèdes. C’est sur fond de cette pensée que le ministre de la Justice, Constant Mutamba s’était engagé à redresser son secteur qualifié de « malade » par le Président de la République, notamment en raison de la théâtralisation de ses décisions prises entre autres en matière des procès relatifs au détournement des fonds publics.














































