Face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, le gouvernement étudie des voies et moyens susceptibles d’alléger tant soit peu la souffrance des populations victimes de cette situation.
D’emblée, l’exécutif entend mener des actions concrètes dans le but de stabiliser les prix des produits de base dans les zones touchées par l’insécurité, particulièrement la région du Kivu.
En effet, selon le ministre de la Décentralisation, Eustache Muhanzi faisant l’intérim du ministre de l’Économie, la persistance des conflits avec leurs effets néfastes entravent l’approvisionnement en produits de base dans les provinces du Nord, Sud-Kivu et Ituri, qui plus est, précarisent davantage les populations affectées par l’insécurité.
En guise de réponse, il a encouragé le gouvernement à formuler une réponse économique en appui aux efforts diplomatiques et militaires déjà déployés en vue de soulager les difficultés que rencontrent les populations de cette partie du pays.
De plus, il a informé le Conseil des ministres des contours généraux de l’intervention économique du gouvernement pour stabiliser les prix dans les zones sous conflits armés et sécuriser leur approvisionnement en denrées de base.
Peu avant de clore sa note d’information, le ministre de l’Economie a annoncé le lancement des travaux techniques, conjointement avec le ministère des Finances, pour définir les modalités d’une intervention en faveur de l’approvisionnement et la stabilisation des prix dans l’Est du pays.
« Un dossier détaillé sera présenté au Conseil des ministres au terme des travaux de cette Commission », a-t-il affirmé.
La crise humanitaire dans l’Est de la RDC nécessite plus de 200 millions de dollars américains pour répondre aux besoins des déplacements forcés des personnes, selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR).














































