Le gouvernement congolais examine, dans un bref délai, la possibilité de revoir à la hausse les factures de la REGIDESO (Régie de distribution d’eau), notamment dans la ville-province de Kinshasa.
Le ministre des Ressources hydrauliques, Molendo Sakombi a soumis au gouvernement un plan d’urgence visant à améliorer la desserte en eau potable dans la capitale congolaise.
D’après l’exposé du ministre, l’initiative entend répondre à plusieurs difficultés opérationnelles affectant le fonctionnement de la REGIDESO.
Parmi les problèmes identifiés figurent d’abord la perte d’un volume important d’eau produite, liée au mauvais état du réseau de distribution dont une partie remonte à plus d’un demi-siècle. Le ministre a également évoqué le manque de pièces de rechange et d’équipements requis pour l’entretien du réseau ainsi que pour les réparations de fuites ainsi que les érosions provoquées par les pluies qui dégradent l’état des installations et perturbent la distribution.
Le plan présenté lors de la traditionnelle réunion du Conseil des ministres du vendredi 10 avril, prend aussi en compte la question du paiement de la consommation d’eau par les instances officielles, ainsi que l’application du nouveau tarif de vente de l’eau présenté comme un levier destiné à permettre à la régie de mobiliser les ressources nécessaires au redressement de ses capacités.
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Dans le cadre de la mise en œuvre du plan, les responsables compétents ont procédé à l’examen d’une proposition de tarif, impliquant des experts du ministère de l’Économie nationale ainsi que ceux des ressources Hydrauliques en lien avec la REGIDESO.
D’après Molendo Sakombi, cette proposition élaborée en tenant compte des catégories sociales les plus vulnérables, visé à permettre à la régie de lancer les actions urgentes pour résoudre les défis liés à la distribution de l’eau dans la ville de Kinshasa, en s’appuyant notamment sur l’évolution du cadre tarifaire.
Dans cette perspective, le vice-premier ministre, ministre de l’économie nationale, Daniel Mukoko Samba a insisté sur la nécessité de conduire un audit en particulier au sein des universités publiques, dont certaines d’entre elles s’approvisionnent sans paiement de facture auprès de la REGIDESO.


















































