Dix ans après avoir quitté son poste de ministre de l’Industrie, Germain Kambinga a formulé une kyrielle de recommandations pour contribuer à la diversification de l’économie nationale.
Dans sa réflexion publiée sur son compte X, l’ancien ministre estime que dans un contexte de dépendance au secteur extractif, le gouvernement doit promouvoir le « Made In Congo » pour établir un tissu industriel national capable de répondre aux besoins internes.
De son avis, à l’absence d’une transformation locale, la RD Congo restera piégée dans un modèle économique rentier, vulnérable aux fluctuations externes.
Cette situation se traduit par un équilibre de paiements déséquilibré, aggravé par un déficit structurel de la balance commerciale, surtout à cause d’importations massives de biens manufacturés.
« En l’absence d’un tissu industriel national capable de répondre aux besoins internes, de réduire la facture de nos importations et de renforcer nos exportations grâce à des produits transformés à forte valeur ajoutée, la République démocratique du Congo continuera à fonctionner comme un État rentier, dépendant de l’exportation de matières premières et exposé aux fluctuations des dynamiques économiques extérieures. Cette dépendance entretient le déséquilibre de la balance des paiements, notamment à travers un déficit structurel de la balance commerciale lié à l’importance des importations de biens manufacturés », a-t-il déclaré.
Germain Kambinga pointe également les contraintes budgétaires de l’État, générant des « déficits jumeaux » qui engendrent un déficit budgétaire et un déficit extérieur.
Qui plus est, ces défis accentuent la pression sur la monnaie nationale et limite la capacité du pays à soutenir un développement économique durable.
Pour remédier à ces déséquilibres, l’ancien ministre a préconisé le renforcement du « Made in Congo » via l’industrialisation et la transformation locale des ressources.
In fine, Germain Kambinga a appelé à une mobilisation collective pour soutenir cette transition et encourager la production locale. Selon lui, le développement d’un secteur industriel constitue une voie stratégique pour améliorer la balance des paiements et assurer la stabilité macroéconomique du pays.



















































