Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a annoncé mardi 10 février, son ambition de construire un campus moderne pour l’École Nationale d’Administration (ENA) pour une transformation profonde du service public dans le pays.
Dans discours, le Chef de l’Etat a insisté sur l’urgence de déployer l’ENA à travers le territoire congolais, déclarant que la réforme doit « irriguer les provinces et les entités territoriales décentralisées ».
« L’ENA doit se déployer, elle doit se territorialiser, afin que la réforme irrigue nos provinces et nos entités territoriales décentralisées, là où se joue au quotidien l’accès du citoyen au service public. Ensuite, l’Excellence doit disposer d’un lieu à sa mesure, le projet du campus de l’ENA », a déclaré le Président Tshisekedi qui précise que cette démarche vise à garantir un accès équitable aux services publics pour tous les citoyens.
Le président a enjoint le gouvernement à soumettre une proposition concrète pour la réalisation de ce projet. « Ce projet doit sortir de terre », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il ne s’agit pas seulement d’une promesse, mais d’une volonté de voir la reforme passer de l’intention à la réalité visible, utile et durable.
Dans la foulée, Félix Tshisekedi a également reconnu le rôle fondamental des fonctionnaires, enseignants et partenaires institutionnels dans la refondation de l’État.
De son avis, la véritable richesse de la RDC réside dans le potentiel humain de ses citoyens.
« Dans un monde où la compétition entre États s’intensifie, où l’efficacité publique devient un facteur de puissance et où la confiance des citoyens se gagne au quotidien, l’administration congolaise ne peut plus être prisonnière des images dégradantes d’hier, celles d’un labyrinthe d’inertie, de lenteur et d’inefficacité », a-t-il déclaré, appelant à une administration dynamique et responsable.
En outre, le président Tshisekedi a souligné que l’administration congolaise ne peut plus être associée aux stéréotypes d’inefficacité.
« C’est précisément pour rompre avec ces pratiques et ouvrir une ère nouvelle que nous avons décidé de faire de l’ENA l’un des piliers d’une réforme profonde, à savoir briser les chaînes du clientélisme pour consacrer dans notre République le seul culte qui vaille, celui du mérite », a-t-il dit tout en insistant sur la nécessité d’un changement culturel au sein de l’État, où mérite et compétence prévaudront.
Le Chef de l’État a dédié une partie de son discours aux fonctionnaires et agents publics, saluant leur dévouement malgré les défis rencontrés, notamment la crise sécuritaire à l’Est du pays. Il a appelé à bâtir une administration compétente et loyale, capable de répondre aux besoins des citoyens, tout en honorant ceux qui se battent pour la dignité nationale.
In fine, Félix Tshisekedi a affirmé que la solidité d’un État ne se décrète pas, mais se construit à travers la qualité de ses ressources humaines et des procédures claires.
Dans cet esprit, il a loué les initiatives en cours pour moderniser l’administration et promouvoir la méritocratie.
« L’État, en tant que personne morale, a besoin d’hommes et de femmes de qualité pour un fonctionnement optimal », a-t-il conclu.




















































