L’étau se resserre autour de William Kazumba. Pris entre le marteau et l’enclume, il est impliqué dans une affaire de décaissement dépassant 1,6 million de dollars américains, sous la rubrique « Fonds Secret de Recherche », qui n’est pas reconnue par les établissements publics. Sommé à s’expliquer, l’épée de Damoclès est suspendue au-dessus de lui dans un autre dossier tout aussi médiatisé.
William Kazumba Mayombo, à la tête de l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM), a été suspendu de ses fonctions par Jean-Pierre, le vice-premier ministre chargé des Transports. Cette décision, acte d’un arrêté pris le 23 janvier 2025, fait suite à de graves manquements dans la gestion de l’établissement.
La suspension, clairement orientée vers la sauvegarde de l’intégrité institutionnelle, vise à garantir le bon avancement de la réforme stratégique de numérisation des documents afférents aux opérations de fret.
Parmi les reproches principaux figure le lancement, sans approbation préalable, d’une plateforme logicielle prévue pour le 1er janvier 2026. Le VPM estime que ce coup d’éclat est une « défiance » envers l’Autorité de tutelle.
En outre, le désormais DG suspendu est accusé d’avoir ignoré les recommandations du Conseil d’administration en rapport avec certains contrats non essentiels, notamment la résiliation d’un contrat de gré à gré avec CATALYST.
Le vice-premier ministre a spécifié que cette suspension sera effective pour une durée de trois mois, le temps de mener les enquêtes appropriées pour établir les faits.
Pendant ce laps de temps, Emmanuel Mayele Samba, directeur général adjoint de l’OGEFREM, a été désigné pour prendre en charge l’intérim, exerçant ainsi toutes les prérogatives liées à ce poste.
Anne-Marie Asombo




















































