Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a fait la restitution de la réunion hebdomadaire du Comité de conjoncture économique, qu’il a présidée mercredi 28 février.
En effet, cette réunion a essentiellement examiné la question de la protection du pouvoir d’achat des ménages et celle de la stabilisation du taux de change, préoccupations majeures au cœur des engagements du Président Tshisekedi.
Pour matérialiser le processus de lutte contre l’inflation et la stabilisation du taux de change, le gouvernement signe et persiste que la solution « majeure et pérenne » demeure la diversification de l’économie nationale pour l’augmentation du produit intérieur brut (PIB).
Le mise en place de cette recommandation devra intervenir dans un contexte particulier marqué par la baisse des cours mondiaux dans le secteur minier, spécialement en ce qui concerne le cobalt ( 32.750,38 USD la tonne).
En perspective, des mesures appropriées ont été recommandées notamment pour la stabilité des cours mondiaux de ce cobalt.
Dans cette optique, le chef du gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde a pressé la ministre des Mines, Antoinette N’samba Kalambayi d’accélérer la prise en compte des actions à mener par les structures concernées par son ministère, en collaboration avec le ministre des Finances, afin de réguler l’offre du cobalt, notamment avec la production des artisanaux.
L’encadrement des opérations de la filière du cobalt artisanal
Le 25 mai 2023, Félix Tshisekedi a attiré l’attention du gouvernement sur le fait que la valeur des multinationales utilisant le cobalt augmentait fortement et que leur capitalisation dépassait de loin le produit intérieur brut national, alors que la RDC ne bénéficie que « très peu » des revenus issus de l’exploitation dudit minerais.
Il a réitéré sa demande au gouvernement afin de mettre en place des mesures urgentes qui permettront de mieux encadrer la commercialisation du cobalt et d’accroître les recettes issues de son exploitation.
« La baisse continue des cours du cobalt est principalement due à sa surabondance sur le marché international. Ladite surabondance résulte, non seulement, d’une offre excessive du cobalt provenant de notre pays, mais aussi, de l’augmentation de l’exploitation artisanale dont l’encadrement nécessite d’être renforcé pour éviter de pertes des revenus de l’État », expliquait Félix Tshisekedi.
Le 09 février dernier, le Président de la République a fait remarquer que la baisse du cours du cobalt entraîne une diminution du chiffre d’affaires des entreprises minières locales, une diminution des recettes fiscales et douanières ainsi qu’une diminution de la redevance minière autant qu’elle menace l’emploi et annihile les perspectives de recettes provenant de l’impôt sur les superprofits.
Face à cette situation, il a rappelé la nécessité de combler les carences en matière de contrôle et de régulation en ce qui concerne l’approvisionnement, l’exploitation et la fixation des prix des substances minérales stratégiques dont le cobalt en particulier.
Le Chef de l’État a chargé le Premier ministre, sur base de propositions de l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS), à évaluer la nécessité d’introduire des quotas d’exportation ou de recourir à toute autre mesure permettant d’atteindre un juste prix pour notre cobalt.




















































