La déclaration du Président de la République, Félix Tshisekedi promettant une riposte « vigoureuse » face à la recrudescence de la criminalité dans la capitale congolaise, peine à porter ses fruits.
Les braquages et les vols à main armée continuent de gangréner la vie quotidienne des Kinois, transformant la métropole, autrefois berceau de la rumba, en un véritable far west où l’impunité règne en maître.
Quelques jours après le braquage déjoué d’une agence de la Rawbank suivi d’une intervention militaro-policière excessive, des criminels ont opéré en pleine journée à Bibwa, dans la commune de la N’sele, emportant une somme d’argent considérable sans rencontrer la moindre résistance des forces de l’ordre. Les autorités sont restées aphones, sans condamnation ni mesures préventives contre ce fléau.
Face à cette spirale, l’opposant Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka a appelé à la légalisation du port d’armes pour les cambistes et les institutions bancaires.
« Il faut prendre le taureau par les cornes, face aux braquages répétés tel que vécu à BIBWA, l’Addcongo exige l’autorisation de port d’arme aux cambistes , banques et autres commencent qui travaillent avec la peur au ventres, l’Etat ayant démissionné, les citoyens doivent se défendre par eux-mêmes, face à l’incapacité du ministre de l’intérieur, du gouverneur et du chef de la police ville de Kinshasa, il faut une solution de protection civile radicale. Trop de morts, de blessés et d’argent perdus dans ces braquages à la far west.
Il a dénoncé la circulation massive d’armes à feu entre les mains des civils ainsi que l’incapacité de l’Etat à protéger les Kinois.
« La multiplicité et la succession de braquages de nos concitoyens à Kinshasa est devenue insupportable. Il ne se passe plus une semaine ou un mois sans que les cambistes, les tenanciers des bars, les pharmaciens ou encore les alimentations de banques soient braqués ou cambriolés par des bandits armés. La question est celle de savoir ce que fait l’État pour protéger ses commerçants, pour protéger ces paisibles citoyens congolais qui tentent de survivre par des petits commerces », a-t-il déclaré.
Le président du parti ADD Congo et porte-parole de la plateforme Lamuka déplore également le silence assourdissant du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité malgré les appels à l’action.
« Les citoyens, désormais habitués à vivre dans la peur, s’interrogent sur les mesures concrètes prises pour assurer leur sécurité. La coalition Lamuka et l’ADD de Congo exigent des ressources adéquates pour la police afin de lutter efficacement contre cette criminalité galopante.
En juin, Félix Tshisekedi avait instruit le gouvernement de prendre des mesures incluant le renforcement des opérations de sécurité sur l’ensemble du territoire urbain de Kinshasa, l’intensification des patrouilles et une surveillance accrue dans les zones sensibles, en particulier durant les heures de pointe ainsi que l’augmentation visible des effectifs de policiers et de militaires le long des grands axes dans les quartiers à risque et les zones commerciales.
Dans cette perspective, il avait également demandé un durcissement de la répression et des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces actes de banditisme, la poursuite de l’opération « Ndobo » ainsi que l’organisation de procès publics pour favoriser l’exemplarité et la dissuasion, avec le transfert des condamnés vers des prisons éloignées de leur milieu d’origine afin d’empêcher tout réseautage criminel.
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