Trois jours après la reprise effective des activités scolaires sur l’étendue du territoire national, le gouvernement de la République démocratique du Congo a dénoncé la décision des autorités de la rébellion AFC-M23 d’instaurer les frais scolaires dans les écoles situées dans les zones sous leur contrôle, au Nord et Sud-Kivu.
Lors d’une conférence de presse co-animée mardi à Kinshasa avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Affaires coutumières et Décentralisation, Jacquemain Shabani a qualifié cette décision de violation du principe constitutionnel de gratuité de l’enseignement de base en vigueur en RDC.
« Nous avons vécu en début de cette semaine la rentrée scolaire. C’est l’occasion de signaler que malheureusement nos enfants qui sont sur les territoires occupés ne bénéficient pas de la gratuité de l’enseignement. Effectivement les forces d’occupation constituée de l’armée Rwandaise RDF, AFC-M23 imposent aux parents d’élèves le paiement des frais de scolarité dans les écoles publiques en violation du principe constitutionnel de gratuité de l’enseignement », a fait savoir le VPM de l’Intérieur.
Le chef de la Territoriale au sein du gouvernement Suminwa a précisé que cette décision de l’AFC-M23 impacte négativement le système éducatif congolais.
« Ce qui aura un impact considérable sur le système éducatif national et le jour où la paix sera consolidée, lorsque nous allons travailler sur la restauration de l’autorité de l’Etat, ça fera partie aussi des questions majeures que le gouvernement devra prendre en charge », a-t-il martelé.
Instaurée officiellement à la rentrée scolaire 2019-2020 en application de l’Article 43 de la Constitution, la gratuité de l’enseignement est une réforme phare initiée par le Président Félix Tshisekedi, visant à supprimer tous les frais de scolarité et à prendre en charge les frais de fonctionnement des écoles publiques.
A Goma comme dans d’autres villes ou localités occupées, les élèves ont repris le chemin de l’école dans un contexte difficile marqué par l’insécurité et la fermeture des banques.
Cependant, le gouverneur du Nord-Kivu installé par la rébellion a fixé les frais de scolarité dans les écoles publiques et privées agréées pour l’année 2025-2026 avec une contribution parentale comprise entre 24.000 et 30.000 FC par élève et par an pour « les frais de fonctionnement pourtant pris en charge par le gouvernement.



















































