Nommé ministre de la Justice et Garde des Sceaux dans le gouvernement Suminwa II, Guillaume Ngefa Atondoko Andali s’apprête à relever un défi de taille : la réforme d’un système judiciaire souvent critiqué pour son inefficacité et sa corruption.
À son entrée en fonction, ce briscard des droits humains a salué les efforts de ses prédécesseurs, considérant leurs réformes comme des jalons vers une justice plus équitable en République Démocratique du Congo.
Ngefa a réaffirmé sa détermination à tout mettre en œuvre pour assurer une guérison durable de la justice face à ses maux, offrir un réconfort aux affligés et instituer un véritable État de droit, se plaçant ainsi sur la ligne de la vision du président Félix Tshisekedi.
Dans un contexte où la justice congolaise est souvent au banc des accusés, le nouveau ministre a affirmé son ouverture aux critiques constructives. « Je resterai, par ailleurs, ouvert à toutes les critiques constructives qui pourraient contribuer à l’amélioration continue de notre appareil judiciaire », a-t-il précisé, affichant une volonté de dialogue.
La lutte contre la corruption, le détournement et l’injustice sera l’un de ses principaux chevaux de bataille. « Souffrez avec moi, je serais loin des caméras mais je ferai de mon possible pour laisser des empreintes indélébiles pour notre Justice », a-t-il promis, soulignant son souhait de marquer durablement le paysage judiciaire congolais.
Cependant, le chemin s’annonce semé d’embûches. Le président Tshisekedi a qualifié urbi et orbi la justice congolaise de « malade », mettant en lumière des problèmes structurels tels que la politisation des procédures et l’instrumentalisation de la justice. Les états généraux de la justice, tenus en novembre 2024, n’ont pas suffi à résoudre ces dysfonctionnements persistants.
L’ancien ministre Constant Mutemba, qui avait promis une « thérapie de choc » contre les maux du secteur, fait face à des accusations de détournement de fonds publics. Ce contexte complexe met en relief les défis auxquels Ngefa devra faire face pour redresser un système judiciaire en crise.
En prenant les rênes de la justice, Guillaume Ngefa entend intensifier sa quête d’une justice véritablement indépendante et efficace en RDC.




















































