En République démocratique du Congo, le gouvernement veut mettre de l’ordre dans le secteur de l’économie nationale afin de renforcer l’attractivité du climat des affaires et de protéger les intérêts des consommateurs tout en favorisant une saine concurrence sur les marchés. Telle est l’essence de l’adoption le 04 juillet dernier, du projet de décret portant statut, organisation et fonctionnement de la Commission de la Concurrence (COMCO).
Dans sa présentation intervenue lors de la première réunion du Conseil des ministres de ce mois de juillet, le ministre de l’Economie Nationale Daniel Mukoko Samba a mis en exergue les reformes de ce texte notamment la clarification du statut juridique de la COMCO, un service public à caractère technique, doté de la personnalité juridique et jouissant d’une autonomie administrative et financière placé sous la tutelle du ministère de l’Économie Nationale. Il agit comme autorité de régulation de la concurrence et de protection des consommateurs.
Cette réforme inclut également une structuration plus opérationnelle avec l’introduction de cinq organes clés au sein de la COMCO notamment la Coordination nationale, le Conseil Technique, le Collège des Analystes, le Corps des enquêteurs et le personnel d’appoint.
La Commission de la Concurrence « New-Look » comprend également des représentations dans les 25 provinces du pays y compris la capitale Kinshasa.
En ce qui concerne l’encadrement spécifique du personnel, le ministre de l’Economie souligne qu’en plus du statut spécifique, la COMCO dans sa nouvelle configuration, s’est dotée d’un manuel de procédures administratives et financières ainsi qu’un cadre organique clair.
Le financement de la COMCO sera assuré par des dotations budgétaires de l’État, des appuis des partenaires techniques et financiers, ainsi que des revenus issus de ses activités propres notamment les frais de consultance et les amendes.
Par ailleurs, cette innovation apporte des dispositions transitoires réalistes et claires afin de garantir la continuité institutionnelle, en confiant temporairement la gestion de la COMCO aux membres actuels de la Commission nationale de la concurrence (CONAC).
Le ministre de l’Economie estime que ce projet de Décret qui constitue une avancée majeure dans la réforme de la gouvernance économique nationale et permettra non seulement de renforcer l’attractivité du climat des affaires, mais également de protéger les intérêts des consommateurs tout en favorisant une saine concurrence sur les marchés.



















































