Dans la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, l’administration mise en place par la rébellion AFC-M23, impose sa loi. Des exécutions sommaires par ci, des arrestations arbitraires par là, la population gomatracienne vit entre le trauma et l’incertitude du lendemain.
Ces dernières semaines, la rébellion a multiplié les stratagèmes pour racketter cette population déjà affectée par le pillage systématique de ses biens et autres affres de la guerre.
Asphyxiée financièrement depuis la fermeture des banques sur injonction de l’autorité monétaire, la Banque centrale du Congo (BCC), les rebelles de l’AFC-M23, sous la coordination de l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) se démènent pour se faire une santé financière dans une ville où le cash se fait rare.
Après le lancement improductif des activités de la caisse générale d’épargne du Congo (CADECO), la rébellion soutenue par le Rwanda a annoncé la mise en place d’une taxe dite « taxe d’assainissement ».
Cette taxe inclut toutes les activités allant de petits commerces aux maisons d’habitation. A titre d’exemple, les dépôts de braise, les agences de transfert d’argent, de douane et de voyage sont sommées de payer une taxe mensuelle de 60.000 Francs congolais tandis que les cabines téléphoniques devront payer 5.000Fc.

Les boucheries et charcuteries (30.000 FC), cafétéria, Nganda, Bars et Maisons de lait (10.000 Fc) et dépôts de boissons (15000 Fc).
Ci-dessous la liste de taux pour ladite taxe:






















































