Le responsable de l’Eglise chrétienne La Compassion, le pasteur Marcello Jérémie Tunasi est monté au créneau pour dénoncer les embouteillages devenus endémiques dans la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
A travers ses canaux de communication, cet influent homme d’églises souligne que ce fléau qui asphyxie la population doit être éradiqué à travers une politique « volontariste, structurée et durable » en matière de mobilité urbaine. Il estime que ce maux mérite l’attention des autorités tant il constitue « une urgence sanitaire silencieuse; une fracture sociale grandissante; une bombe psychologique quotidienne et une hémorragie économique ».
« Mettre fin au fléau des embouteillages qui asphyxient le quotidien des Kinois est un impératif d’ordre public et un enjeu de bien-être collectif. Il est temps d’engager une politique volontariste, structurée et durable en matière de mobilité urbaine, afin de redonner aux citoyens de Kinshasa le droit fondamental à un déplacement fluide, sécurisé et digne », suggère Marcello Tunasi, pasteur principal du « Centre de Réveil, d’Évangélisation, de Formation et de Mission (CREFM) .
Depuis plusieurs mois, circuler dans cette mégapole à plus de 18 millions d’habitants relève d’un véritable parcours périlleux d’athlète. Quasiment toutes les routes sont bloquées occasionnant l’augmentation vertigineuse des tarifs du transport en commun et d’engins à deux roues (Motos) auxquels les Kinois recourent pour by-passer les embouteillages.
Selon les autorités, les causes des embouteillages sont d’une part, attachées au comportement des usagers de la route, au non-respect ou l’ignorance du Code de la Route entraînant l’indiscipline dans la circulation routière, les tracasseries par les policiers de la circulation routière et les agents de contrôle du gouvernement provincial.
D’autre part, l’état de délabrement très avancé des chaussées, le mauvais état de la voirie et l’insuffisance des routes principales et secondaires comptent également parmi les causes exogènes de ce phénomène.



















































