L’épée de Damoclès est toujours suspendue sur la tête du député national, Augustin Matata Ponyo, poursuivi pour des faits de détournement présumé des deniers publics alloués au parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, faits déroulés alors qu’il était Premier ministre.
Dans une vidéo diffusée sur ses canaux de communication, l’ancien chef du gouvernement affirme qu’il s’agit d’un procès politique visant à le contraindre de rejoindre l’Union sacrée de la nation, famille politique du Président Félix Tshisekedi.
Faisant la chronologie des faits, l’homme à la cravate rouge rappelle que l’affaire Bukanga a été exhumée à trois reprises soit pour l’empêcher de créer son parti, de briguer la présidence de la République ou pour le forcer à répondre à l’appel du Président Tshisekedi pour la formation du prochain gouvernement d’union nationale.
« Le dossier Bukanga Lonzo est né parce que j’ai refusé d’intégrer l’union sacrée de la nationale. Il a été réactivé pour m’empêcher de créer mon propre parti politique le LGD, il est réapparu pour me dissuader de déposer ma candidature à la présidentielle. Aujourd’hui, tous les congolais savent qu’il y a une pression sur moi à cause du dialogue politique et du gouvernement d’union nationale qui se profile à l’horizon, c’est donc un dossier politique, un dossier de la honte de notre justice », a déclaré l’élu de Kindu au Maniema, dénonçant la violation constante de la constitution.
« Cela fait près de 4 ans que la constitution est violée, plus de 40 fois dans le seul objectif de m’écarter de la scène politique et de démystifier ma gestion exemplaire jusqu’aujourd’hui, cela fait près de 4 ans que les deux plus haute juridiction judiciaire de notre pays, la cour constitutionnelle et la cour de Cassation sont instrumentalisées à outrance par la présidence de la République pour pouvoir condamner un homme politique qui n’a volé aucun dollars du trésor public », a-t-il pesté.
Plusieurs millions de dollars ont été engloutis dans l’exécution de ce projet phare de Joseph Kabila. Les enquêtes de l’inspection générale des finances (IGF), une institution rattachée à la présidence indexent Matata Ponyo, alors premier ministre, comme auteur intellectuel de cette débâcle.



















































