Jean-Lucien Bussa, ministre du Portefeuille a insisté sur les compétences particulières et spécifiques des mandataires publics, en vue d’assumer avec professionnalisme et circonspection leurs fonctions. C’est dans ce contexte qu’il a évoqué vendredi dernier, le dossier relatif au profil des mandataires publics.
D’emblée, le ministre du Portefeuille a cité les critères d’ordre général se conformant aux dispositions de la Loi n°08/°10 du 07 juillet 2008 fixant les règles relatives à l’organisation et à la gestion du Portefeuille de l’Etat. Il s’agit entre autres des qualifications académiques; l’esprit stratégique; les valeurs morales et éthiques; l’expérience en finances et audit; la connaissance de lois et de la gouvernance d’entreprise; l’ouverture internationale et l’expérience professionnelle. Toutefois, a-t-il insisté, il faudra minimiser le cumul de mandat.
En plus de ces critères généraux, Jean-Lucien Bussa a mis en lumière d’autres critères spécifiques du recrutement pris en compte selon les dispositions légales de l’Acte Uniforme de l’OHADA.
A titre d’exemple, le patron du Portefeuille a souligné que le profil du mandataire doit être en adéquation avec la filière et l’objet social de l’entreprise. A cet effet, le directeur général et/ou le directeur général adjoint doivent avoir fait carrière dans l’entreprise ou dans le même secteur d’activité ou avoir des compétences transférables, et l’exigence de détenir des diplômes d’études supérieures et des compétences en matière de gestion.
« Le recrutement de tout mandataire public, soit-il actif ou non actif, devra ainsi se faire sur concours », a argué J-L Bussa.
Pour le ministre du Portefeuille, la performance d’une entreprise et sa capacité de réaliser les résultats escomptés sont liées à la qualité de la gouvernance d’une part, et à une culture de gestion axée sur les résultats d’autre part.
« Ceci n’est possible que si les mandataires sont pétris de compétences et de formation solides », a-t-il ajouté.
ce dossier faisait suite aux instructions du Président de la République, Félix Tshisekedi, lors de la deuxième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du 21 juin 2024.




















































