La rébellion de l’AFC-M23 soutenue par le Rwanda a accusé le gouvernement congolais de retarder la réouverture de l’aéroport de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, sous occupation depuis janvier 2025.
Selon le secrétaire permanent de l’AFC-M23, Benjamin Mbonimpa, la question ne relève pas du mouvement, mais des autorités congolaises, qui, selon lui, ont fermé l’infrastructure et l’espace aérien.
Présentant le compte rendu de discussions tenues à Montreux, en Suisse, ce négociateur du M23 a déclaré devant la presse que « pour l’ouverture de l’aéroport de Goma, tout est entre les mains de Kinshasa ».
« C’est Kinshasa qui avait fermé l’aéroport de Goma. Il avait fermé l’espace aérien. Avez-vous entendu dire qu’il a ouvert l’espace aérien ? », a-t-il lancé.
Sur le plan technique, Benjamin Mbonimpa affirme que l’aéroport a été endommagé avant le retrait des Forces armées congolaises ( FARDC) de la ville.
« Tout a été pillé avant que les FARDC quittent Goma, elles ont dévalisé l’aéroport, tout pillé, tout saccagé et donc l’aéroport est une simple piste, même trouée par les bombes, l’aéroport a été miné, donc il faut penser aussi au déminage, ça, c’est sur le plan technique. La tour de contrôle ne fonctionne plus, rien ne fonctionne, alors pourquoi demander à l’AFC/M23 de faire quelque chose dont elle n’est pas responsable et dont elle n’est pas opposée. Les premières personnes à avoir demandé l’ouverture de l’aéroport de Goma, c’est l’AFC-M23 », a-t-il expliqué.
L’AFC-M23 a appelé l’insertion des questions de l’aéroport et des banques dans le cadre des échanges de Montreux.
« Eux-mêmes à Montreux, c’est Kinshasa qui a demandé que et les questions des banques et de l’aéroport de Goma soient travaillées ensemble, nous attendons quand est-ce qu’on va avoir un programme pour travailler et discuter sur l’ouverture de l’aéroport, nous ne sommes pas opposés, il faut qu’ils viennent, qu’on travaille, qu’on voit les modalités techniques, sécuritaires parce que c’est aussi l’aspect sécuritaire. On doit avoir des garanties, avec la garantie de la médiation et de la communauté internationale, tout le monde doit participer pour qu’on puisse faire avancer l’ouverture de l’aéroport, nous ne sommes pas opposés, au contraire nous sommes demandeurs », a-t-il indiqué.
L’aéroport de Goma, comme les banques, a été fermé depuis la prise de la ville par le M23.















































