En matière de lutte contre le changement climatique et de promotion des énergies renouvelables, la République démocratique du Congo, riche en biodiversité et en ressources naturelles, s’est d’ores et déjà proposée comme « acteur clé ».
A l’Assemblée générale de l’ONU, la RDC qui a déjà affirmé son engagement en faveur d’une action climatique ambitieuse, a souligné l’importance cruciale d’un soutien financier et technique accru afin de renforcer ses efforts pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.
Dans son harangue mercredi 25 septembre, le Président Tshisekedi a exposé les réformes structurelles entreprises pour inverser la déforestation et améliorer l’accès à une énergie propre. D’après lui, ces réformes témoignent « l’engagement déterminé » du gouvernement en faveur de la préservation des ressources naturelles et de la transition écologique. Il s’agit entre autres de la mise en place des instruments juridiques et des dispositifs institutionnels visant à renforcer sa position sur le marché mondial du carbone, tout en restant ouverte à des partenariats en conformité avec l’Accord de Paris et ses lois internes.
Le Président Tshisekedi a dans le même ordre de pensées, rappelé l’impérieuse nécessité de placer l’amélioration des conditions socio-économiques des communautés locales, qui jouent un rôle clé dans la préservation des forêts, au centre des priorités de la gouvernance mondiale.
« La prise de conscience croissante des défis liés à l’instabilité climatique et à l’épuisement des ressources naturelles, souvent à l’origine de conflits armés, souligne l’urgence d’agir sur ces problématiques », a précisé Félix Tshisekedi.
« Il est donc primordial de reconnaître le lien entre changement climatique, dégradations environnementales et sécurité, afin de favoriser des actions proactives qui atténuent ces risques par le biais de pratiques durables. À cet égard, nous appelons le Conseil de Sécurité à établir des mécanismes internationaux intégrant les questions de sécurité climatique dans leurs discussions », a-t-il renchéri.
Reconnaissant le défi énergétique majeur auquel le monde fait face, le Chef de l’Etat congolais a insisté sur le fait que les systèmes basés sur des combustibles fossiles sont responsables d’importantes émissions de gaz à effet de serre, exacerbant le changement climatique.
« Sans efforts concertés pour promouvoir les énergies renouvelables, nous risquerions de faire face à davantage de crises graves, telles que des conditions météorologiques extrêmes et des conflits liés aux ressources naturelles, comme nous l’observons déjà », a-t-il averti.
Pour ce faire, Félix Tshisekedi à souligné dans son intervention que la RDC dispose de ressources « abondantes », y compris des minéraux essentiels tels que le cobalt, le lithium, le nickel et le graphite, qui peuvent faciliter une transition énergétique durable.
« Nous appelons à la coopération internationale pour développer les technologies et infrastructures nécessaires. Notre vision est de transformer l’exploitation de nos ressources en levier pour un développement durable et inclusif, tout en améliorant l’éducation, la santé et les infrastructures. L’inclusion sociale est au centre de notre stratégie, garantissant une répartition équitable des bénéfices du progrès », a déclaré le Président de la RDC.
Pour lui, en investissant dans la lutte contre le changement climatique et en contribuant aux Objectifs de Développement Durable, la RDC est prête à jouer un rôle clé dans la transformation des systèmes énergétiques mondiaux.
« Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où l’énergie est propre, durable et accessible à tous », a-t-il conclu.
Les initiatives engagées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre se concentrent sur quatre secteurs stratégiques : l’agriculture, la foresterie, l’énergie et la gestion des déchets.















































