Le Maniema est devenu la première province à exporter le cuivre depuis l’est de la République démocratique du Congo. Quelque 99 tonnes extraites dans le territoire de Lubutu ont été exportées vers Hong Kong.
La cérémonie de signature du certificat d’exportation s’est tenue à Kisangani ( Tshopo) entre la cheffe de division provinciale des Mines et le directeur provincial du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC).
Le choix de la Tshopo pour le transit et le traitement a été motivé par des contraintes matérielles à Lubutu, notamment l’absence de routes praticables et d’électricité rendant difficile une évacuation directe vers les corridors d’exportation habituels.
La cheffe de division provinciale des Mines, Annie Sheka Wembo a précisé que ce volume correspond à un lot ayant respecté l’ensemble des procédures requises, jusqu’à l’obtention du certificat.
Selon elle, ce volume provient d’un lot initial de 100 tonnes tiré du site minier d’Okelenge, exploité par la coopérative KOMAKO. Une tonne a été conservée en tant qu’échantillon.

Une certification portée par le CEEC et une première hors Katanga
Intervenant au cours de la cérémonie, le représentant de la société Umoja en partenariat avec Kibara Minerals, Bawa Makundo a souligné que cette démarche constitue une innovation dans la chaîne d’exportation minière en RDC, en dehors du Katanga. Il a aussi indiqué que l’opération respecte les exigences de traçabilité du CEEC et produit des recettes pour les provinces concernées.
De son côté, le chef de délégation du CEEC, Me Guylain Fariala, venu de Kinshasa, a affirmé que cette opération constitue « la première certification de cuivre et de cobalt en dehors du Katanga depuis l’indépendance » de la RDC, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour les provinces de l’Est.
Le directeur provincial ad intérim du CEEC, Francis Mulaj Kabamba a assuré que toutes les normes de certification et de traçabilité ont été respectées, malgré les difficultés logistiques liées au caractère inédit du processus.
Sur le plan économique et fiscal, le Maniema percevra les recettes au titre de la redevance minière, tandis que la Tshopo bénéficiera de taxes locales.














































