La Première ministre, Judith Suminwa a fait part de la bonne évolution du taux de change depuis son accession à la Primature.
Au cours d’un échange avec les médias nationaux et internationaux, la cheffe du gouvernement s’est félicitée de la stabilisation du taux de change, gage de la protection du pouvoir d’achat de la population. Cependant, elle a précisé que la consolidation de cette « avancée » passe inexorablement par la diversification de l’économie.
« Depuis que nous sommes là, le taux de change est resté stable. Et nous travaillons pour que cela baisse davantage, pas par un coup de baguette magique. Cela passe par la diversification de l’économie parce qu’à partir du moment où nous importons moins, nous avons moins besoin d’aller rechercher des devises et nous pouvons plus utiliser des francs congolais et donc nous aurons moins de pressions sur le taux de change », a-t-elle déclaré.
Dans le but de protéger le pouvoir d’achat de la population, le gouvernement avait souligné dans son programme d’actions quinquennal que la Banque Centrale du Congo (BCC) s’efforcera activement d’atteindre son objectif principal, qui est d’assurer la stabilité du niveau général des prix.
Dans cette optique, il a annoncé la poursuite de la modernisation du cadre de la politique monétaire en matière de change avec notamment le renforcement de l’inclusion financière afin d’accroître le ratio du crédit privé par rapport au PIB et de faciliter l’accès au financement pour le secteur privé.
L’objectif est également de renforcer l’efficacité des instruments monétaires et de change notamment avec des actions urgentes comme : stabiliser la fluctuation du taux de change dans les deux segments du marché de change ; maîtriser l’évolution des prix des biens et des services en atténuant notamment la transmission des chocs à la formation du niveau général des prix ainsi que renforcer le cadre relatif aux interventions de la BCC sur le marché de change.
Néanmoins, le gouvernement reconnaît que les efforts de stabilisation du cadre macroéconomique du pays n’ont pas suffisamment facilité la création d’emplois et garanti la protection du pouvoir d’achat face à une démographie galopante.
Dans le même temps, les fruits de la croissance économique et tous les efforts de redistribution ont été réduits par des revenus bas, par l’envolée des prix mondiaux et la dépréciation de la monnaie nationale.
« Le Gouvernement adoptera une politique claire de lutte contre la vie chère visant à atténuer les effets des chocs internes et externes sur le niveau des prix intérieur », a-t-on lit dans le Programme d’actions 2024-2028.
A ce jour, le taux de change s’est situé à 2.851,68 Francs congolais à l’indicatif, soit une dépréciation de 0,18 % en rythme hebdomadaire. Au marché parallèle, la monnaie nationale s’est légèrement dépréciée de 0,09 %, situant le taux à 2.866,91 CDF le dollar américain. En cumul annuel, la monnaie nationale s’est dépréciée de 6,03 % et 6,29 %, respectivement à l’indicatif et au parallèle.



















































