Le Parti lumumbiste unifié (PALU) a appelé vendredi 16 octobre l’ancien président Joseph Kabila à renoncer aux armes.
Lue par son porte-parole, Anicet Mifia, à l’issue d’une réunion du comité exécutif et du bureau politique, la déclaration du parti fondé par Antoine Gizenga répond à la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par Joseph Kabila et dont l’entourage compte d’anciens dirigeants de l’AFC/M23.
Pour le PALU, ce changement de nom et de têtes ne modifie pas la nature du conflit.
« Ce mouvement succède au groupe armé, AFC-M23 qui, soutenu par le Rwanda, occupe une partie de l’Est de notre pays. Le FRN annonce avoir à sa tête le Président honoraire, Joseph Kabila Kabange, entouré d’anciens dirigeants de l’AFC/M23. Il se revendique ouvertement comme un mouvement politico-militaire. Malgré le changement de nom et de visage, le FRN endosse toujours l’agression étrangère contre notre pays », peut-on lire dans cette déclaration.
Le parti craint une intensification des combats, des crimes graves et une crise humanitaire, mais surtout un affrontement généralisé entre Congolais, qui nourrirait selon lui le risque de balkanisation du pays.
Il estime que Joseph Kabila, qui a dirigé le pays pendant dix-huit ans, ne peut en devenir le « fossoyeur » ou le « bourreau ».
« En choisissant de poursuivre le conflit armé, il annonce l’amplification de la guerre, la fragmentation de la société congolaise, la survenance de crimes graves, des catastrophes humanitaires et un recul grave de la démocratie. Il fait peser sur la Nation le risque qu’à l’agression extérieure s’ajoute un affrontement entre Congolais, ce qui accroit davantage le danger de balkanisation de notre pays », déplore cette formation politique.
Tout mettre en œuvre pour éviter le pire
Le PALU presse parallèlement le président Félix Tshisekedi d’utiliser ses prérogatives constitutionnelles pour faire avancer le dialogue national. Il en attend des engagements sur la paix, le vivre-ensemble, l’unité nationale et la justice distributive.
Le parti réclame aussi l’application des processus de Doha et de Washington, ainsi que de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, afin de réduire la marge de manœuvre de ceux qu’il qualifie de « marchands de guerre ».
Sur le plan international, la formation politique sollicite de l’Union africaine et des Nations unies, le renforcement des sanctions ciblées contre les soutiens de l’agression et les auteurs de violations graves des droits humains, de soutenir une médiation africaine respectueuse de la souveraineté congolaise et de mettre fin à l’exportation illicite de minerais depuis les zones occupées, qui financerait la guerre.
Selon ce parti politique dirigé par Godefroid Mayobo, des acteurs régionaux et des réseaux de prédation minière alimentent les discours discriminatoires et de haine.
Pour sa part, le PALU entend mobiliser ses militants contre la violence et se dit prêt à soumettre des propositions au dialogue national.

















































