Au ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, les actions de Boniface Mbaka Ngapembe, ancien Directeur national de la Direction du contrôle de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants (DINACOPE), sont visiblement « impardonnables ».
En effet, Mbaka a été suspendu à titre conservatoire par la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, après avoir pris l’initiative de valider les salaires des enseignants congolais vivant dans les zones occupées par les rebelles de l’AFC-M23 pour le mois de janvier. Un intérimaire a déjà été désigné pour le remplacer.
La tutelle a reproché au Directeur écarté des « manquements professionnels et obstruction à la mise en œuvre des politiques publiques », notamment le non-respect de ses obligations et une entrave présumée à l’exécution des décisions des autorités.
La ministre estime que ces faits sont « suffisamment graves » pour compromettre le bon fonctionnement de la DINACOPE et la crédibilité de l’administration chargée de la gestion des effectifs et de la paie des enseignants.
En conséquence, Raïssa Malu a signé un arrêté nommant Vital Lumbala Kadiata comme Directeur national intérimaire de la DINACOPE avec pour mission d’assurer la continuité et le bon fonctionnement de la DINACOPE, en se concentrant notamment sur la préparation des paies et la gestion des effectifs des enseignants et du personnel administratif à travers le pays.
La cérémonie de remise et reprise a eu lieu sous la supervision du Directeur des ressources humaines du ministère.
Bien que la ministre de l’Éducation nationale tente de maquiller les griefs retenus contre le directeur suspendu, les forces de l’ordre l’ayant arrêté le 3 février, l’ont accusé de liens présumés avec des proches des rebelles de l’AFC-M23.
Entre-temps, des enseignants exerçant dans certaines zones contrôlées par ces rebelles se sentent abandonnés. Ils accusent le gouvernement de les asphyxier et de les punir injustement en bloquant leurs économies dans des banques fermées depuis un an et en retardant le versement de leurs salaires.
D’aucuns craignent que cette situation n’attise des tensions sociales dans une zone où la situation sécuritaire est déjà précaire.















































