Le Vice-premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a poursuivi ses consultations avec les ministres sectoriels pour finaliser le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Ces échanges visent à permettre aux membres du gouvernement de défendre les prévisions budgétaires de leurs ministères respectifs dans un contexte économique difficile.
Accompagné du vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana, Muzito a reçu plusieurs ministres, dont ceux du Commerce extérieur, des Droits humains, de l’Urbanisme, des PTNTIC, de l’Économie numérique, des Sports, ainsi que de l’Environnement. Les discussions ont porté sur les ajustements nécessaires à apporter à la loi de finances, en tenant compte des réalités actuelles.
Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur, a souligné l’importance de ces consultations pour améliorer les recettes budgétaires.
« C’était important pour la gouvernance de la République quand le ministre du Budget invite chaque ministère sectoriel pour voir un peu les enveloppes budgétaires telles que proposées par chaque ministère, pour que ça aille facilement au niveau du Parlement. Nous avons tenu effectivement à regarder les chiffres, pour annoncer que le ministère va aussi hausser le niveau de ses recettes pour accroître sa participation au niveau de l’État, afin de lui permettre de faire face à ce problème », a-t-il expliqué.
José Panda, ministre des PTNTIC, a évoqué la nécessité de vérifier les prévisions budgétaires suite à la réorganisation de son ministère.
«Beaucoup d’attente pour mon ministère, surtout qu’au budget 2025, les prévisions qu’on avait en termes de ligne étaient autour de 162 milliards de francs congolais; mais aujourd’hui, nous l’avons un peu remonté. En même temps, je rappelle que mon ministère faisait un avec le ministre de l’Économie numérique. Mais après avoir été scindé, nous estimons qu’il y avait des rectifications à faire, puisque chacun des ministères a maintenant son portefeuille», a précisé José Panda, ministre des PTNTIC.
La ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a également insisté sur les ajustements nécessaires pour intégrer des projets validés par le ministère du Plan, tout en soulignant l’importance de réformes dans le secteur.
Augustin Kabassa Maliba, ministre de l’Économie numérique, a quant à lui, mis en avant le rôle du numérique dans l’économie mondiale.
« Le numérique au niveau mondial a maintenant de plus en plus beaucoup d’impacts sur l’économie de tous les pays du monde. Par conséquent, nous avons eu à discuter vraiment avec le ministère du Budget, pour que le pays ne soit pas en reste; mais aussi pour nous assurer de comment nous allons pouvoir fonctionner, au-delà de tout, voir également comment le ministère pourra aider le budget du pays à accroître d’avantage », a laissé entendre Augustin Kibassa Maliba
De son côté, Jean Lucien Bussa, ministre de l’Aménagement du territoire, a confirmé que les discussions ont permis de s’assurer que les besoins de son ministère soient pris en compte dans le projet de budget.
Samuel MBemba et Didier Budimbu, respectivement ministre des Droits humains et des Sports ont relevé que cette initiative favorise l’implication des membres du Gouvernement dans le processus budgétaire et contribue au renforcement des arguments en faveur de leurs secteurs lors de la présentation du budget.
A travers ces consultations, le VPM Muzito vise à établir un budget national qui reflète les réalités de chaque ministère et qui puisse répondre aux défis économiques actuels du pays.














































