Dans la province d’Ituri, le spectre d’une hausse du prix du carburant plane sur la ville de Bunia, mais également sur les provinces voisines de la Tshopo et du Nord-Kivu.
Depuis plusieurs jours, les chauffeurs sont en grève. Ils déplorent l’inaction des autorités face à l’insécurité et aux tracasseries sur la route reliant Bunia à Kisangani.
Cette situation n’est pas sans conséquences. Plus de 300 camions-citernes transportant des produits pétroliers sont bloqués dans la zone frontalière de Mahagi.
À Kisangani, les retombées sont immédiates. Le litre d’essence est passé de 3700 FC à 4 000 francs congolais, soit une augmentation de 8 %.
Par ailleurs dans la ville de Beni, actuel chef-lieu de la province du Nord-Kivu, le prix du litre de carburant à la pompe est passé de 3 200 à 4 500 francs congolais.
Selon les informations officielles relayées par la radio onusienne, cette hausse a été décidée au cours d’un échange organisé mardi 10 mars entre les opérateurs pétroliers et le chef de la Division provinciale de l’Économie du Nord‑Kivu, cinq après jours de fermeture des stations-service.
Les opérateurs économiques avaient suspendu leurs activités en évoquant des difficultés d’approvisionnement en produits pétroliers.
D’après eux, le carburant destiné à la région de Beni‑Butembo et Lubero est principalement acheté dans les villes kényanes d’Eldoret et de Kisumu, où le prix du mètre cube serait passé de 650 à 1 200 dollars américains.
Ils attribuent cette flambée notamment à la guerre au Moyen-Orient et à ses répercussions sur le marché international du pétrole.
Lors d’un échange avec le Groupement Professionnel des Distributeurs de Produits Pétroliers (GPDPP), le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba a affirmé que le gouvernement suit de près l’évolution du marché international des hydrocarbures et ses implications pour l’approvisionnement de la RDC.
Il a réitéré la détermination du gouvernement à préserver la stabilité du secteur pétrolier, notamment à travers la maîtrise des Manques à Gagner (MAG) et le renforcement des mécanismes de sécurisation de l’approvisionnement du pays.


















































