La République démocratique du Congo et la République du Congo ont arrêté le chronogramme des travaux de construction de pont route-rail devant relier les deux capitales les plus rapprochées au Monde, Kinshasa et Brazzaville. L’annonce a été faite par le ministre RD Congolais des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, au terme d’une réunion bilatérale présidée par le Chef de l’Etat, Félix-Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa.
Avec la participation d’une délégation de la République du Congo, conduite par le Vice-Premier ministre chargé de la Coordination des infrastructures de développement et de l’Aménagement du territoire, Jean-Jacques Bouya, cette réunion a porté sur l’état d’avancement du projet de construction de cette infrastructure stratégique ainsi que sur le calendrier de mise en œuvre.
Dans son compte rendu, le ministre des ITP a relevé que le Président Tshisekedi a exprimé sa satisfaction quant à l’avancement des différentes étapes, tout en mettant l’accent sur le démarrage effectif des travaux.
Dans cette optique, les équipes technique poursuivront les préparatifs en vue de permettre aux dirigeants des deux pays de procéder au lancement du chantier.
« Aujourd’hui, nous avons franchi une étape importante et arrêté le chronogramme qui va nous permettre de lancer les travaux en juin 2027 », a déclaré John Banza Lunda.
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de construction du pont route-rail sur le fleuve Congo entre les villes de Kinshasa et de Brazzaville, les deux Congo ont signé en mai, l’accord bilatéral fixant le régime privilégié fiscal, douanier et des recettes non fiscales dudit projet.
Cet accord mettait fin aux risques de la double imposition en harmonisant les procédures tarifaires applicables aux marchandises en transit ainsi qu’aux futures recettes de péage.
« C’est le verrou juridique qui a longtemps retardé la concrétisation de ce projet aujourd’hui levé grâce à la volonté politique de nos Chefs d’État, Félix Tshisekedi et Denis Sassou Nguesso », avait déclaré le vice-premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba lors de la signature dudit accord.
Ce projet structurant qui entre désormais dans sa phase d’opérationnalisation fait partie du plan d’action prioritaire du PIDA, consiste en un pont à péage de 1,575 km sur le fleuve Congo. Il prévoit d’inclure une voie ferrée, deux voies de circulation routière, des trottoirs et des postes de contrôle frontaliers.
Africa50 structurera le partenariat public-privé (PPP), dirigera la préparation et le développement du projet et fournira les financements pour la construction, aux côtés de la Banque africaine de développement, qui fournira le financement (dette), et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).
- Le projet stimulera le commerce transfrontalier et régional en améliorant la circulation en sécurité des personnes et des services entre Brazzaville et Kinshasa. Cela devrait contribuer à une réduction significative des coûts commerciaux.
- Plus de 5 millions de passagers et 3 millions de tonnes de marchandises devraient traverser le pont chaque année d’ici 2025, faisant de celui-ci l’un des corridors stratégiques de la région.
- Le pont devrait apporter des avantages directs tels que des économies sur le coût d’exploitation des véhicules, des gains de temps pour les usagers de la route et une réduction des accidents de la circulation.

















































